Cap vers Walvis Bay, la baie des baleines

Photo Sophie Squillace

Après toutes les émotions que procure l’immersion dans le désert, nous reprenons la route vers le nord. Halte à Solitaire, un lieu insolite au carrefour de deux pistes, peuplé d’épaves de bagnoles et de pompes à essence rouillées, dont l’épicerie est réputée pour servir le “meilleur Apfelstrudel de Namibie”. Une sorte de Bagdad Café qui rend les traversées du désert réconfortantes. Plus loin, on ne peut s’empêcher de s’afficher à côté du panneau “Tropic of Capricorn” situé entre deux cols. Cette ligne imaginaire nous donne le sentiment de vivre une navigation à moto.

La traversée des grands espaces namibiens nous impose de longues portions rectilignes. Ce n’est pas ce que je préfère. Mais les paysages sont si grandioses et changeants que je suis prête à rouler des heures sur cette piste filant vers la côte.

Isolé par le désert du Namib, Walvis Bay, la “baie des baleines” en afrikaans, est une ville portuaire située stratégiquement sur la côte Atlantique. On se trouve à quelques encablures au sud de la célèbre Skeleton Coast et de ses immenses étendues désolées où quelques épaves racontent l’histoire des premiers explorateurs et où les carcasses des cétacés témoignent de l’épopée des baleiniers et des drames de la nature. Le Benguela, ce courant froid venu de l’Antarctique, rend les eaux namibiennes particulièrement poissonneuses. Et froides.

Flamants roses, pélicans et cormorans

C’est l’explorateur portugais Bartolomeu Dias qui découvre la baie en 1487, alors qu’il tente de contourner l’Afrique pour se frayer un chemin vers l’Asie. Les Anglais sont les premiers à planter leur drapeau ici à la fin du XIXe siècle afin de contrer les ambitions allemandes dans la région. Puis Walvis Bay devient un territoire sud-africain jusqu’en 1994. La ville abrite aujourd’hui environ 60 000 habitants dont les activités sont principalement liées au port de commerce, à la pêche et aux salines. Son port, en grande partie financé par la Chine (il se trouve sur leur plan stratégique des nouvelles routes de la soie), est équipé d’un nouveau terminal capable d’accueillir 750 000 conteneurs par an !

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