“Le Cabinet de curiosités” de Guillermo del Toro ne fait pas frissonner

Photo DAVID LEE NETFLIX.

Tous les ingrédients de l’horreur y sont, mais la série n’est pas vraiment effrayante, s’accorde à dire la presse américaine et britannique. Les huit épisodes du Cabinet de curiosités de Guillermo del Toro sont disponibles dans leur intégralité sur Netflix depuis ce 28 octobre. Si la critique attendait avec impatience ces petits bonbons, chacun réalisé par une personne différente, choisie par Guillermo del Toro, elle n’a pas reconnu dans le résultat final le génie du réalisateur mexicain (Le Labyrinthe de Pan, La Forme de l’eau, Nightmare Alley…).

L’anthologie comprend des épisodes d’une heure, présentés par Guillermo del Toro lui-même – à la Alfred Hitchcock ou à la Rod Serling. Seul le dernier d’entre eux, Murmuration, écrit et réalisé par Jennifer Kent, a séduit le New York Times. Le quotidien affirme avoir plutôt regardé “7 farces (‘tricks’) et 1 friandise (‘treat’)”, en référence à la coutume américaine qui veut que le soir d’Halloween, les enfants sonnent aux portes pour demander “une farce ou une friandise”.

Une belle brochette de réalisateurs

Malgré des “effets spéciaux extraordinaires”, la patte du réalisateur spécialiste de l’horreur – “son art à allier excellence technique et clarté visionnaire pour délivrer de puissants messages” – manque à l’appel, abonde Variety. Et la morale, d’habitudes profonde, de ses films se révèle ici “assez simple”. Selon le magazine américain, qui recommande tout de même la série à ses lecteurs, Le Cabinet de curiosités manque simplement de “cœur”.

La série a davantage convaincu de notre côté de l’Atlantique. C’est un “triomphe absolu”, s’enthousiasme le quotidien britannique The Guardian, qui donne 5 étoiles sur 5 au Cabinet. Le journal cite un alliage “des voix les plus fascinantes de l’horreur”, composé notamment des cinéastes Guillermo Navarro, Vincenzo Natali, Ana Lily Amirpour et David Prior, ou encore de l’acteur Tim Blake Nelson.

The New Yorker conclut toutefois : “La principale caractéristique de ce Cabinet de curiosités est la liste de noms qui défilent au générique. Car en dépit de sa maîtrise à collecter et analyser les mythes cinématographiques, Guillermo del Toro n’en a pas forgé un lui-même – il n’est qu’une marque.”

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