Publicité

Brest: "Un petit peu surpris", Éric Roy analyse la tactique du PSG et de Luis Enrique

Brest: "Un petit peu surpris", Éric Roy analyse la tactique du PSG et de Luis Enrique

Toujours leader de la Ligue 1 avec six longueurs d'avance, le PSG a perdu deux précieux points contre Brest (2-2) lors de la 19e journée. Malgré une avance de deux buts à la mi-temps, l'équipe francilienne a déjoué et s'est fait reprendre par de valeureux brestois. Invité ce lundi de RMC dans l'émission Rothen s'enflamme, Éric Roy a salué la prestation de son équipe contre l'ogre du championnat.

"Je suis heureux parce qu’on avait la volonté d’être acteurs dans ce match et on l’a été", a savouré le technicien lors de son passage sur RMC.

"On l’a été un peu naïvement sur la première période où, en jouant on s’est un petit peu désorganisé et on a laissé le PSG nous faire mal sur deux ou trois transitions avec notamment les buts qu’ils ont marqués avec des projections du milieu de terrain. Mais c’est surtout venu parce que nous, en voulant jouer, on a été un petit peu naïfs quelques fois, on a dézoné et on a un peu perdu d’équilibre ou de structure. C’est ça que j’ai essayé de recadrer à la mi-temps en disant que le troisième but serait bien sûr la clé du match. Si nous le marquions on avait peut-être une chance de pouvoir revenir et si c’était eux, le match était plié. A partir de là, on est rentré en deuxième période pour marquer ce troisième but du match."

>> PSG-Brest (2-2)

Éric Roy surpris du onze aligné par Luis Enrique

Si certains joueurs comme Achraf Hakimi ou Lee Kang-In disputent actuellement la CAN 2024 ou la Coupe d'Asie avec leurs sélections, Paris ne manque pas de solutions au milieu. Mais si Luis Enrique semblait s'appuyer sur un 4-3-3 assez classique ces dernières semaines, l'Espagnol a choisi Marco Asensio ce dimanche dans l'entrejeu. Un profil très offensif qui n'a pas poussé Éric Roy à revoir sa tactique.

"La réalité, c’est qu’on avait joué le match aller face à un PSG qui s’était présenté, et cela avait fait débat sur l’animation, pratiquement en 4-2-4. Sur le match retour, dernièrement ils étaient plutôt dans un 4-3-3 évolutif parce qu’avec le ballon c’était plus un 3-4-3 avec Warren Zaïre-Emery qui remonte au milieu de terrain pour faire la supériorité numérique", a encore expliqué le technicien du Stade Brestois ce lundi sur RMC.

"Je m’attendais plutôt à ce qu’ils restent dans ce schéma là avec trois véritables milieux. Et là il a mis Asensio qui a oscillé entre le milieu de terrain et l’attaque."

Et Éric Roy d'ajouter: "Quand on a vu qu’il y avait quatre attaquants alignés, on a quand même gardé le parti pris, quelques fois, de rester en un-contre-un derrière. Brendan Chardonnet avec Kylian Mbappé et Lilian Brassier qui devait chasser et monter d’un cran soit sur Asensio soit sur le milieu de terrain offensif le plus proche. Tout en sachant, qu’immuablement, Bradley Barcola et le joueur qui jouait de l’autre côté… Là on imaginait que ce serait Ousmane Dembélé au début du match mais c’était Randal Kolo Muani. [...] On a fait ce parti pris, qui est dangereux face à la vitesse de ces attaquants parisiens en un-contre-un. C’est évident que c’est une prise de risque mais on l’a pris pour être plus efficient et plus haut dans le jeu, être capable de perturber les relances de l’adversaire."

Éric Roy "un petit peu surpris" du onze de Luis Enrique

Sans trop vouloir s'étendre sur la question du PSG et les éventuels progrès réalisés sous la férule de Luis Enrique entre le match aller et le duel retour en Ligue 1, Éric Roy s'est quand même risqué à une analyse de cette équipe francilienne après une relance d'un Christophe Dugarry qui trouve Paris "décevant". Un avis que ne semble pas totalement partager l'entraîneur breton.

"Je ne peux pas juger les progrès du PSG ou pas. Mais il est évident, quand je rencontre le PSG, entre vous et moi, je me demande comment on va faire pour stopper des attaquants de classe mondiale comme ils ont", a encore précisé l'ancien défenseur devenu technicien. "On a mis des choses en place, cela marche ou cela ne marche pas. J'ai été un petit peu surpris en ce sens où je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait deux défenseurs centraux gauchers. Ils jouent presque avec trois centraux parce que Zaïre-Emery ne se comporte pas comme un latéral. [...] Pour une équipe comme nous, ce n'est pas non plus facile d'aller au Parc des Princes avec des ambitions et de les mettre en application."

Article original publié sur RMC Sport