“Baraye”, l’hymne du soulèvement en Iran qui résonne à travers le monde

PHOTO KHALED DESOUKI/AFP

Baraye, l’hymne de la protestation contre le régime qui secoue l’Iran depuis la mort, il y a plus d’un mois, de Mahsa Amini après son arrestation par la police des mœurs pour avoir porté un voile jugé inapproprié, “a de nouveau été propulsé sous les projecteurs internationaux” grâce à Coldplay, écrit The Guardian. Le 28 octobre, le célèbre groupe de pop-rock britannique donnait un concert à Buenos Aires, en Argentine, dans le cadre de sa tournée mondiale. Et ce soir-là, il a joué Baraye, interprétée sur scène par l’actrice iranienne en exil Golshifteh Farahani.

Une performance qui a eu un retentissement mondial car, comme l’indique le journal britannique, le concert a été diffusé par satellite dans des salles de cinéma dans 81 pays, “mais pas en Iran, où jouer ou chanter cette chanson peut amener à être arrêté”.

Une chanson pour l’histoire

Cette chanson – dont le titre peut être traduit par “Pour…” ou “À cause de…” –, Shervin Hajipour, 25 ans, l’un des musiciens les plus populaires d’Iran notamment depuis sa victoire à un célèbre télécrochet, l’a diffusée à la fin de septembre sur les réseaux sociaux, une semaine après le début des manifestations ayant suivi la mort de Mahsa Amini, le 16 septembre, à Téhéran.

Ses paroles sont tirées de 31 tweets de contestation publiés par des Iraniens.

“Moins de deux jours après avoir été postée”, Baraye avait été regardée 40 millions de fois sur le compte Instagram de l’auteur-compositeur-interprète, écrit le média d’opposition IranWire.

“[Baraye] est devenue l’une des plus importantes chansons de l’histoire récente de l’Iran.”

Un hymne viral

Hajipour a été “rapidement arrêté par des agents des Gardiens de la révolution”, puis relâché au début d’octobre et “forcé de retirer cette chanson de ses [comptes sur les] réseaux sociaux”. Mais la vidéo a été diffusée sur d’autres canaux, tandis que la chanson était reprise par d’autres artistes et par les Iraniens vivant à l’étranger qui manifestent chaque semaine en soutien au mouvement de révolte, explique IranWire. Comme, ici, lors d’une manifestation à Berlin, le 22 octobre.

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