Autorisé à revenir sur Facebook, Donald Trump retrouve son “mégaphone à l’approche des élections de 2024”

OLIVIER DOULIERY / AFP

“Le public devrait pouvoir entendre ce que ses politiciens disent - le bien, le mal et l’affreux”, a expliqué mercredi Nick Clegg, le responsable de la communication de Meta, dans un long post annonçant le retour “dans les prochaines semaines” de Donald Trump sur Facebook et Instagram, deux des plateformes du géant de la Silicon Valley. L’ex-président américain en était banni depuis janvier 2021 et l’attaque de ses sympathisants sur le Capitole.

Une décision sur le sujet était attendue ce mois-ci, rappelle Techcrunch, la suspension de deux ans de M. Trump arrivant à terme et l’équipe de campagne du candidat ayant réclamé la fin de son bannissement dans une lettre au groupe le 17 janvier dernier. “Meta restaure le mégaphone de Trump sur les réseaux sociaux à l’approche des élections de 2024”, titre le Washington Post. Le premier meeting de campagne du candidat Trump est en effet prévu ce week-end.

Ce retour “signifie que l’ancien président a la capacité de retrouver les projecteurs avec deux des plus plateformes les plus importantes du monde”, écrit encore le quotidien. Car “si Twitter a toujours été la plateforme préférée de Trump”, souligne CNN, il comptait tout de même 34 millions de followers sur Facebook et 23 millions sur Instagram avant son exclusion. Truth Social, le réseau social qu’il a lui-même lancé, n’a pas le même écho, indique NBC. Moins de cinq millions de personnes suivent son compte.

La réactivation de ses comptes Facebook et Instagram se fera toutefois sous conditions, note Axios. Depuis les incidents du Capitole, Meta a mis en place de nouvelles règles et si le 45e président américain venait à ne pas les respecter, il pourrait ne plus pouvoir poster de message ou diffuser des spots de campagne sur son compte.

Trump va-t-il utiliser Facebook ?

Au-delà de l’audience que M. Trump pourrait retrouver sur Facebook, l’enjeu est financier, pointe Politico. De mai 2018 à janvier 2021, le réseau social lui avait permis de lever 113 millions de dollars. Retrouver un tel outil représente un atout de poids alors qu’il s’est engagé dans une nouvelle course à la Maison Blanche. Mais le site observe que le paysage a changé en deux ans. Les revenus publicitaires de Facebook ou Google ont diminué depuis les restrictions imposées sur le ciblage des Internautes.

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