En Australie, des centaines d’Américains bloqués dans un navire de croisière contaminé

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David Sacks / Getty Images

AUSTRALIE - Un voyage qui tourne au cauchemar. Ce dimanche 1er janvier, les centaines de passagers du paquebot de croisière Viking Orion sont toujours dans l’attente de pouvoir toucher terre après sept jours en mer, rapporte The Guardian. Le navire, bloqué au large de l’Australie, a vu ses demandes d’accoster refusées à plusieurs reprises depuis qu’une « croissance marine », à l’origine identifiée comme une sorte de champignon, a envahi la coque du bateau de croisière, jugée en conséquence trop « sale ».

D’après le site VesselFinder.com, le Viking Orion a quitté Wellington en Nouvelle-Zélande lundi 26 décembre. Le navire s’est d’abord vu refuser l’autorisation d’accoster pour faire nettoyer sa coque à Christchurch, puis à Dunedin et Hobart avant de mettre le cap sur Adélaïde, en Australie. Mais avant même de pouvoir s’approcher des eaux australiennes, le Centre national de coordination maritime australien a établi que de petites quantités de biosalissures (des micro-organismes marins, plantes, algues ou petits animaux) étaient présentes sur la coque et a réclamé son nettoyage immédiat pour l’autoriser à s’amarrer.

« Le navire doit subir un nettoyage de la coque pour éliminer les biosalissures et empêcher le transport d’organismes marins potentiellement dangereux par le navire », a déclaré dimanche le département australien des pêches. « Des plongeurs professionnels ont été engagés directement pour nettoyer la coque au mouillage en dehors des eaux australiennes », a-t-il encore précisé.

Des passagers exaspérés

Un représentant du Viking Orion a assuré que le bateau de croisière naviguerait vers Melbourne ce dimanche et reprendrait son itinéraire initial dès le lundi 2 janvier. Mais en attendant, plusieurs passagers exaspérés font connaître leur mécontentement sur Twitter, avec le hashtag « #MyVikingStory ».

« Honte à Vinking Cruises pour leur négligence. Ils ont maintenant annulé 3 de nos 8 destinations (...). Un fond de navire sale et présentant un risque biologique. Après deux ans d’attente, Viking déçoit. Bonne nourriture, mais mauvaise hygiène du navire. Acheteurs méfiez-vous », écrit l’un d’entre eux sur le réseau social.

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« Je suis coincée sur le même bateau que toi. J’ai pleuré à plusieurs reprises, que ce soit à cause du coût financier important alors que j’avais économisé pendant deux ans ou l’absence de souvenirs et d’expériences avec mon père », déplore une autre. « À bord, tout est normal et Viking a proposé un crédit/remboursement d’au moins 50 % », relativise toutefois un dernier voyageur.

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Le capitaine du navire, Marko Snajdar, a en effet écrit vendredi 30 décembre une lettre aux passagers pour présenter ses excuses et annoncer la mise en place d’une compensation pour les passagers. « Nous reconnaissons que la croisière actuelle ne répond pas à vos attentes », a-t-il assuré. « Immédiatement après votre retour, un membre de notre équipe de relations avec la clientèle vous contactera avec une offre d’indemnisation ajustée », assure-t-il. Pas sûr que cela suffise à compenser l’étonnant voyage des passagers du Viking Orion.

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