Au Sénégal, des élections législatives pour préparer 2024

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JOHN WESSELS / AFP
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À l’issue d’une campagne officielle de 19 jours, les Sénégalais sont invités à choisir les 165 députés qui constitueront la 14e législature de la République depuis l’indépendance du pays. Un scrutin qui survient après la “débâcle” des partisans de Macky Sall aux élections locales en janvier dernier. Et quelques semaines à peine après une flambée de violence dans les rues de Dakar et d’autres villes sénégalaises sur fond de tensions politiques.

Huit coalitions sont en lice. La majorité présidentielle, menée par l’ancienne Première ministre Aminata Touaré, affrontera notamment Yewwi Askan Wi (YAW, “libérer le peuple”), la coalition formée autour d’Ousmane Sonko, député “antisystème”. Le troisième homme de la présidentielle 2019 n’est lui-même pas candidat, après que le ministère de l’Intérieur a déclaré “irrecevable” la liste déposée par son mouvement.

Le journal Sud Quotidien résume : “Ousmane Sonko et ses camarades soutiennent qu’un changement de majorité permettrait […] de redonner au parlement sa vocation d’une institution au service des populations. Et ce, à travers le vote des lois qui protégeront les intérêts des populations dans tous les contrats signés par l’État, la défiscalisation des denrées de premier nécessité et la fin du débat” sur un éventuel troisième mandat de Macky Sall.

Dans une tribune diffusée par SenePlus, des personnalités de la société civile sénégalaises rappellent l’importance de cette échéance pour l’avenir du paysage politique. “La refonte de nos institutions ne peut avoir lieu avec un président qui ne veut pas réduire son immense pouvoir.”

Macky Sall, élu en 2012 pour sept ans et réélu en 2019 pour cinq ans supplémentaires, laisse planer le doute sur ses intentions à l’issue de son mandat, tout en promettant de nommer un Premier ministre issu de la formation victorieuse des législatives.

Alors que l’abstention s’annonce à nouveau élevée, l’hebdomadaire Le Témoin, dont l’article est repris par Seneplus estime que la coalition présidentielle a raté sa campagne : “Les responsables de la majorité ne parlent point de projets à développer et pouvant changer le quotidien des populations et notamment les jeunes qui continuent à mourir dans les océans en voulant rallier l’Espagne. Ils se focalisent plutôt sur les réalisations de Macky Sall, chantant à tout bout de champ que l’actuel président de la République a réalisé ce qu’aucun autre président n’avait jamais fait en Casamance depuis l’indépendance de notre pays.”

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