Assassinat de Shinzo Abe : les enquêteurs tentent de cerner la personnalité du tireur

PHILIP FONG / AFP

Il n’essayait même pas de se cacher. “Les photos qui ont commencé à circuler après l’attaque montrent le suspect, debout, juste derrière Abe, alors que ce dernier prononçait son discours”, rapporte la BBC. Dans un pays où les attaques à l’arme à feu sont rarissimes, la sécurité autour de l’ancien Premier ministre était discrète.

Le suspect, “un homme sec et nerveux, portant des lunettes et un pantalon cargo beige, a traversé la rue”, raconte Japan Today. “Puis il a ouvert le feu avec une arme artisanale, qui semblait enveloppée dans du ruban adhésif noir, et un nuage de fumée blanche s’est abattu sur Abe et la foule”.

Après le deuxième tir, “les membres de la sécurité [de l’ancien Premier ministre] se sont jetés sur Yamagami et l’ont plaqué au sol”, ajoute le site. Le tireur a été immédiatement arrêté, et n’a opposé aucune résistance.

Shinzo Abe, qui serait resté conscient pendant quelques minutes après l’attaque, a succombé à ses blessures à l’hôpital, quelques heures plus tard, malgré les efforts “d’une équipe médicale de vingt personnes, qui n’ont pas réussi à arrêter l’hémorragie”, rapporte CNN. L’ancien Premier ministre a été touché au cou et à la poitrine, “où la balle a pénétré si profondément qu’elle a atteint le cœur”, ont expliqué les médecins.

Les regards se tournent maintenant vers le mystérieux tireur, un habitant de Nara âgé de 41 ans, qui avait trouvé sur internet l’itinéraire de campagne de Shinzo Abe. Toujours très influent au sein du Parti libéral-démocrate (PLD), l’ancien Premier ministre était venu soutenir le candidat local avant les élections sénatoriales du 10 juillet.

“Incohérent”

La police a confirmé que Tetsuya Yamagami avait été membre de la marine japonaise pendant trois ans (2002-2005), sans préciser les raisons de son départ. Selon Kyodo News, il aurait également “travaillé dans une usine de la région du Kansai [qui englobe Nara, Osaka, et Kyoto] depuis l’automne 2020, avant de démissionner en mai dernier”. Il était depuis au chômage.

Les enquêteurs ont également levé une partie du voile sur les motivations de Yamagami. “Le suspect a expliqué qu’il en voulait à une certaine organisation, dont il pensait que l’ancien Premier ministre faisait partie”, rapporte la NHK. La mère du tireur “était très impliquée dans cette organisation, à laquelle elle avait donné beaucoup d’argent” – une source de “gros problèmes pour la famille”, ajoute la télévision publique japonaise.

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