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Amélie Oudéa-Castéra huée à son arrivée à l'école publique Littré, dit avoir présenté ses "excuses", suivez notre direct

La ministre de l'Éducation nationale et des Sports est accusée d'avoir menti sur la justification de la scolarisation dans le privé de ses enfants. Sa visite dans l'ex-établissement scolaire de son fils commence mal. Suivez notre live.

Nommée il y a à peine 5 jours ministre de l'Éducation nationale, Amélie Oudéa-Castéra connait décidément des débuts difficiles. (Photo by Thomas SAMSON / AFP)
Nommée il y a à peine 5 jours ministre de l'Éducation nationale, Amélie Oudéa-Castéra connait décidément des débuts difficiles. (Photo by Thomas SAMSON / AFP)

Gabriel Attal avait dû rêver meilleurs débuts pour ses premiers jours comme Premier ministre. À peine nommé, son gouvernement fait face aux premières polémiques. En tête, Amélie Oudéa-Castera, à la tête d'un super ministère alliant Éducation nationale et Sports, et au coeur de la polémique au sujet de la scolarisation de ses enfants dans le privé.

Sommée de s'expliquer, elle avait évoqué les absences de professeurs à répétition dans le public. Or, selon Libération, la seule expérience de ses enfants dans le public a duré six mois, en école maternelle. Son ancienne enseignante a d'ailleurs expliqué au quotidien ne pas avoir été absente durant la scolarité de l'enfant. L'opposition réclame le départ de la ministre.

INFOS EN DIRECT TERMINÉES14 mises à jour
  • Amélie Oudéa-Castéra dit avoir présenté ses excuses

    En visite dans l'établissement, la ministre de l'Éducation nationale dit avoir présenté ses "excuses" aux enseignants de l'école publique Littré. "Je suis là pour faire réussir l'école", a ajouté Amélie Oudéa-Castéra en quittant les lieux, toujours sous les huées.

  • Amélie Oudéa-Castéra accueillie sous les huée dans l'ex-école de son fils

    La ministre de l'Éducation nationale, sous le feu des critiques depuis sa prise de fonction en fin de semaine dernière, ne sort décidément pas de l'oeil du cyclone. En visite ce mardi à 11h30 dans l'ex-établissement de son fils, l'école publique Littré, Amélie Oudéa-Castéra a été accueillie sous les huées.

    Un comité d'accueil composé de syndicats enseignants, notamment FSU-SNUipp, détaille BFM sur place.

  • Des polémiques parties pour durer ?

    La polémique autour d'Amélie Oudéa-Castéra, ainsi que les interrogations autour du profil conservateur de Catherine Vautrin devraient animer la séance de questions au gouvernement, qui sera la première du gouvernement Attal, mardi à partir de 15 heures. Des sujets qui devraient sans doute être abordé dans la soirée, à partir de 20h15, lors de la conférence de presse donnée par Emmanuel Macron à l'Élysée.

  • Scolariser ses enfants dans le privé, une habitude chez les ministres et députés

    La décision d'Amélie Oudéa-Castéra de scolariser ses enfants dans le privé a suscité une première levée de boucliers, avant que ses justifications et ses présumés mensonges n'aggravent la situation. Si la pratique a irrité certains enseignants, elle est pourtant largement répandue dans le monde politique.

    "Tout le monde sent bien que ça devient compliqué d'assumer de mettre ses enfants dans le privé. Les Français ont l'impression qu'on ne veut pas les mettre avec les enfants de Madame et Monsieur tout le monde alors qu'on devrait être exemplaires", reconnaît auprès de BFMTV un député MoDem, dont le fils est lui-même dans le privé.

    Dans les collèges privés, plus de la moitié des élèves sont issus de milieux sociaux favorisés ou très favorisés, selon le ministère. Ce qui colle à la sociologie des députés: 70% des députés étaient cadres ou exerçaient une profession intellectuelle supérieure (médecin, avocat, notaire, professeur...) avant leur arrivée à l'Assemblée nationale, poursuit BFMTV.

  • Camarade de Macron, nièce de Duhamel… 5 anecdotes sur Amélie Oudéa-Castéra

    Amélie Oudéa-Castera est a gouvernement depuis 1 an et demi, mais elle est réellement sous le feu des projecteurs que depuis quelques jours, et la polémique autour de sa justification de la scolarisation de ses enfants dans le secteur privé.

    Saviez-vous qu'elle était mariée à l’ancien PDG de la Société générale, ou encore nièce d’Alain et Patrice Duhamel ? Voici 5 anecdotes à savoir sur la nouvelle ministre de l'Éducation nationale, des Sports, des Jeux olympiques et Paralympiques.

    Amélie Oudea-Castera, assiste à la 105e session du Congrès des maires organisée par l'Association des maires de France (AMF), à Paris, France, le 21 novembre 2023. (REUTERS/Sarah Meyssonnier)
    Amélie Oudea-Castera, assiste à la 105e session du Congrès des maires organisée par l'Association des maires de France (AMF), à Paris, France, le 21 novembre 2023. (REUTERS/Sarah Meyssonnier)
  • La rencontre entre Oudéa-Castera et les syndicats enseignants vire au fiasco

    Amélie Oudéa-Castera connaît décidément des débuts plus que difficiles à la tête du ministère de l'Éducation nationale et des Sports. Empêtrée dans de supposés mensonges sur la justification de la scolarisation de ses enfants dans le secteur privé, elle recevait ce lundi les syndicats d'enseignants pour la première fois.

    Une rencontre qui a viré au fiasco selon Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU. "Nous avons dit la colère de la profession. Nous exigeons des excuses publiques. En guise de réponse, pas d'engagements à traiter nos deux chantiers prioritaires : salaires et conditions de travail. Nous avons coupé court à la discussion !", explique-t-elle sur X.

    Invitée de FranceInfo, Guislaine David a dénoncé "un dialogue de sourds" avec la ministre, qui "n'est pas sincère et n'a pas pris la mesure des enjeux", a déploré la porte-parole du syndicat.

    Une polémique qui a renforcé l'appel à la grève des syndicats pour le jeudi 1er février, à l'origine lancé pour les salaires et les conditions de travail. De son côté, le Fnec-FP-FO appelle à une grève et à "manifester sous les fenêtres" du ministère le 25 janvier.

  • 32 milliards supplémentaires pour la santé, un effet d'annonce ?

    Pour l'un de ses premiers déplacements, le Premier ministre Gabriel Attal a promis samedi "32 milliards d’euros supplémentaires" pour le système de santé "dans les cinq ans qui viennent", depuis le CHU de Dijon, où il se rendait aux côtés de la nouvelle ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, Catherine Vautrin, précisant que parmi tous les problèmes à résoudre, l’hôpital, évidemment, est en haut de la pile".

    Une annonce en trompe-l'oeil, dénoncent les professionnels du secteur, comme le rappelle Capital. Arnaud Robinet, président de la Fédération hospitalière de France et maire Horizons de Reims, qui n'avait pas caché son ambition de devenir ministre de la Santé, a dénoncé sur Franceinfo des effets d'annonce qui n'en sont pas du tout", rappelant que ces 32 milliards supplémentaires annoncé par le Premier ministre "ont été votés dans le cadre de la loi de programmation des finances publiques en décembre".

    "Il n'y a aucune nouveauté [...] et il est d'ores et déjà admis que cette hausse programmée du budget de la santé sera insuffisante, la hausse naturelle des dépenses de santé étant supérieure", critique le syndicat d'anesthésistes SNPHAR-E.

    Un chiffre d'autant plus accueilli froidement que, comme le relève l'économiste François Geerolf, ce "n'est même pas sûr que ça couvre l'inflation sur 5 ans", avant de rappeler qu'"en deux ans, l'inflation est de 11,2% selon Eurostat".

  • Le profil de la ministre de la Santé inquiète en plein Dry January

    Après la polémique autour d'Amélie Oudéa-Castera, le profil de Rachida Dati qui interroge le monde de la culture, ou encore les fautes de français de Stéphane Séjourné, un autre ministre connaît des débuts difficiles.

    Catherine Vautrin, nouvelle ministre du Travail, de la Santé et des Solidarité, a un profil qui inquiète les addictologues. En cause notamment, ses liens avec le monde viticole. À l'Assemblée nationale, elle a été été membre des groupes d’étude viticulture de 2008 à 2012 et œnologie et territoires de 2013 à 2017, ainsi que vice-présidente du groupe viticulture de 2013 à 2017, et est adhérente de l'Association Nationale des Élus de la Vigne et du Vin.

    D'anciennes déclarations inquiètent également les addictologues. "L'abus d'alcool est dangereux mais le produit lui-même est excellent", déclarait-elle ainsi.

    Des déclarations qui interrogent alors que le gouvernement n'apporte toujours pas son soutien officiel au "défi de janvier", ce mois "sans alcool" porté par les associations de prévention, au grand dam des addictologues. En septembre 2023, la cellule investigation de Radio France révélait que le ministère de la Santé a annulé deux campagnes élaborées par Santé Publique France, dont l’une avait pourtant été commandée par la direction générale de la Santé. Les associations dénoncent le poids du lobby de la filière viticole. "Le lobby de l'alcool dicte sa loi aux acteurs de santé", nous expliquait alors une association.

  • Gérald Darmanin annonce déjà la date de son départ de Beauvau

    Il s’était auto-reconduit comme ministre de l’Intérieur avant la nomination du gouvernement Attal, voilà que Gérald Darmanin évoque la date de son départ de Beauvau. "Chacun a vu que je n'ai pas terminé ma mission ici (…) je ne suis pas homme à me dérober", affirmait le premier flic de France avant la nomination du gouvernement, annonçant ainsi sa reconduction à son poste.

    Trois jours après sa reconduction officielle, voilà que Gérald Darmanin annonce son futur départ du gouvernement dans un entretien au Figaro. "[Ma] mission c’est de réussir les Jeux olympiques", indique le ministre au quotidien. "Après, un cycle au ministère de l’Intérieur sera atteint".

    Un départ après les Jeux olympiques semble donc se dessiner, soit à partir de septembre 2024. Une échéance déjà évoquée par le passé par Gérald Darmanin. Sur le plateau de C à Vous en février 2023, le ministre de l'Intérieur, en poste depuis 2020, avait affirmé que "sa mission" est "d'aller jusqu'aux Jeux olympiques".

  • Les appels à la démission d’Oudéa-Castera se multiplient

    Empêtrée dans ses justifications sur la scolarisation de ses enfants dans le privé, la ministre est déjà la cible d’appels à la démission, quatre jours après sa nomination. Le député PCF Fabien Roussel a dénoncé "les mensonges" de la ministre. "Il est temps de démissionner", écrit-il.

    Des appels qui émanent aussi bien de la Nupes que du Rassemblement national, recense Le HuffPost.

  • Les fautes de français de Séjourné

    Bien loin de la polémique dans laquelle est empêtrée Amélie Oudéa-Castera, le ministre des Affaires étrangères et pointé du doigt notamment par le RN pour avoir fait des fautes de français, lors d'une prise de parole à Kiev (Ukraine), lieu de son premier déplacement officiel.

    Le nouveau ministre des Affaires étrangères a affirmé que "la France soutiendra l'Ukraine dans la durée tant sur le point de vue (sic)" au lieu "du point de vue". Autre faute, lorsqu'il explique qu'il faut voir "ce qu'ont besoin (sic) les Ukrainiens" au lieu de dire "ce dont ont besoin".

    Des fautes de français moquées par plusieurs élus du Rassemblement national dont le député Julien Odoul sur LCI. "Voir un ministre des Affaires étrangères aussi étranger à la langue française je trouve ça profondément choquant", dénonce-t-il avant de citer une faute faite précédemment par Stéphane Séjourné, en évoquant "les principes fondamentals (sic) de la République".

  • Oudéa-Castera demande de "clore" le "chapitre des attaques personnelles"

    Amélie Oudéa-Castera tente de clore la polémique, à quelques heures de la réception des syndicats d'enseignants. Elle demande de "clore" le "chapitre des attaques personnelles", lors d'un déplacement aux côtés de Gérald Darmanin.

    Un registre sur lequel la ministre était déjà allé vendredi, lorsqu'elle était interrogé sur la scolarisation de ses enfants dans le secteur privé. "Si on commence des le premier jour sur des attaques personnelles c'est parce que ce que j'ai pu exprimer ce matin était assez inattaquable sur le fond," expliquait-elle quelques heures après sa passation de pouvoirs. "Je priorise le bien-être de mes enfants (...) je crois en l'école publique", a notamment tenter de justifier la ministre.

  • Amélie Oudéa-Castera s'enfonce dans la polémique

    La nouvelle ministre de l'Éducation et des Sports connaît des débuts très compliqués dans son nouveau super ministère. Vendredi, à l'occasion de son premier déplacement comme ministre de l'Éducation, elle est interrogée sur la scolarisation de ses enfants dans un établissement privé de Paris.

    "Nous avons vu des paquets d'heures pas sérieusement remplacées, on en a eu marre", a justifié la ministre évoquant sa "frustration" face à ces prétendues absences de professeurs.

    Une première sortie qui fait déjà bondir les syndicats enseignants, qui dénoncent un mépris de l'école publique. Mais la polémique enfle après les révélations du journal Libération. Selon le quotidien, qui a retrouvé l'enseignante de l'aîné de la ministre, son expérience dans l'école publique n'a duré que six mois, en école maternelle.

    Mais surtout, c'est la justification de la ministre qui est mise à mal par l'enseignante qui assure ne jamais avoir été absente. Un mensonge de la ministre ? Une version qui colle avec le témoignage ce lundi matin sur RMC par le journaliste Nicolas Poincaré, dont l'enfant est allé dans la même école publique que l'aîné de la ministre "en 8 ans, il n'y a jamais eu d'absences non-remplacées", affirme-t-il.

    L'enseignante explique à Libération qu'il s'agit plutôt d'un refus de passer l'enfant de la ministre en moyenne section qui a motivé sa scolarisation dans le secteur privé, dans lequel les deux autres enfants du couple ont directement été scolarisés, sans passer par la case école publique.

    Amélie Oudéa-Castéra reçoit les syndicats de l'enseignement aujourd'hui. Une réunion qui s'annonce agitée.

  • Bonjour et bienvenue dans ce direct dédié aux premiers pas (compliqués) du nouveau gouvernement, mené par Gabriel Attal.