Affaire de la web-série "Les Faucons": l'animateur Jean-Marc Morandini sera jugé en avril 2023

Affaire de la web-série "Les Faucons": l'animateur Jean-Marc Morandini sera jugé en avril 2023
Jean-Marc Morandini accompagné de son avocate Corinne Dreyfus-Schmidt arrivent au tribunal de Paris le 24 octobre 2022 - Alain JOCARD © 2019 AFP
Jean-Marc Morandini accompagné de son avocate Corinne Dreyfus-Schmidt arrivent au tribunal de Paris le 24 octobre 2022 - Alain JOCARD © 2019 AFP

L’actualité est décidément très judiciaire pour Jean-Marc Morandini. Après son procès lundi dernier pour "corruption de mineurs", l’animateur de CNews sera jugé pour une autre affaire en avril 2023, a appris BFM TV de sources concordantes. Il s’agit de l’affaire dite des castings douteux de la web-série Les Faucons.

Selon nos informations, son procès se tiendra les 18 et 19 avril prochains au tribunal judiciaire de Paris. Si elles doivent encore être validées lors d’une audience de fixation prévue le 9 janvier, ces dates ont d’ores et déjà été arrêtées entre toutes les parties à la procédure, au début du mois de septembre.

Comme BFMTV l’avait révélé en janvier dernier, la juge d’instruction chargée du dossier avait décidé, fin 2021, de renvoyer Jean-Marc Morandini devant le tribunal pour être jugé. Dans ce dossier, il était accusé de "harcèlement sexuel" par cinq jeunes acteurs à qui il avait réclamé des photos, des vidéos, fait passer des castings et fait tourner dans une web-série intitulée Les Faucons.

Des mails d'une certaine "Catherine Leclerc"

L’enquête a révélé que l’actuel animateur de CNews avait créé un personnage fictif, baptisé Catherine Leclerc, afin de pouvoir approcher de jeunes acteurs sur les sites de castings dans le but de leur faire tourner des vidéos à caractère sexuel.

À l’issue de l’instruction, la juge a estimé que les faits de "harcèlement sexuel" n’étaient pas caractérisés pour quatre comédiens. Mais qu’ils l’étaient bien pour le cinquième. Âgé de 19 ans au moment des faits, celui-ci avait dû envoyer plusieurs photos et vidéos à caractère sexuel dans le cadre de la préparation de la web-série.

C’est à la suite de cela qu’il assure avoir reçu, le 17 août 2015, deux mails de Catherine Leclerc signés "maman" et lui demandant s’il se sentait de faire une fellation à Jean-Marc Morandini "qui n’est pas n’importe qui".

Dans son ordonnance, la juge d’instruction a estimé que Jean-Marc Morandini avait "usé de toute forme de pression grave (à l’égard du plaignant) dans le but réel ou apparent d’obtenir à son profit un acte de nature sexuelle (…) et ce notamment par le biais de la création du personnage totalement fictif de Catherine Leclerc, figure maternelle et sécurisante inspirant confiance au jeune homme qui l’incitait à toujours repousser ses limites dans l’acte de nature sexuelle sous le prétexte allégué de travailler sa posture de comédien".

Un an de prison avec sursis requis dans une autre affaire

Lundi dernier, devant la 15e chambre du tribunal judiciaire de Paris, l’animateur de CNews a déjà été jugé pour "corruption de mineurs". Il était, là, accusé d’avoir fait des propositions sexuelles explicites à trois mineurs entre 2009 et 2016.

Face aux accusations, il a demandé à être relaxé estimant qu’il ne connaissait pas l’âge d’un premier plaignant, qu’il avait voulu faire une "blague lourde" au deuxième et qu’il ne se souvenait pas du troisième. Dans ce dossier, le parquet a requis une peine d’un an de prison avec sursis probatoire à son encontre. La décision du tribunal judiciaire a été mise en délibéré au 5 décembre.

Contactée par BFMTV, l’avocate de Jean-Marc Morandini n’a pas souhaité faire de commentaires.

Article original publié sur BFMTV.com