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Affaire Delphine Jubillar : l'avocat de sa cousine déplore une "Star Academisation des témoins"

La demande de supplément d'information du parquet dans l'affaire Jubillar "n'aboutira à rien" selon l'avocat d'une des cousines de Delphine, disparue depuis plus de trois ans.

"La justice est prise en otage." Alors que la cour d'appel de Toulouse rendra le 8 février sa décision sur la demande de supplément d'information dans l'affaire Delphine Jubillar, disparue dans le Tarn en 2020, l'avocat de l'une de ses cousines a déploré sur BFMTV une nouvelle procédure qui "n'aboutira à rien".

"Ce nouvel épisode est assez stressant (pour sa cliente). La justice est prise en otage dans cette affaire", a fustigé Me Philippe Pressecq ce jeudi 18 janvier.

"On n'a pas fini"

En novembre dernier, les deux juges en charge du dossier ont signé l'ordonnance de mise en accusation de Cédric Jubillar, l'ex-époux de Delphine. En d'autres termes, ils ont estimé qu'il existait des "charges suffisantes" pour le renvoyer devant la cour d'assises du Tarn.

Mais, le 12 janvier, le parquet général de Toulouse a demandé un supplément d'information dans ce dossier. Selon les informations de BFMTV, une conversation téléphonique d'un ancien codétenu et le témoignage d'un homme ont poussé le parquet à prolonger l'enquête.

D'après Me Philippe Pressecq, "tout ce qui devait être demandé (aux témoins) a été demandé". "Je suis tout à fait convaincu que ce complément d'information, qui est nécessaire pour maintenir l'objectivité du dossier, n'aboutira à rien", a-t-il ajouté sur notre antenne.

Il a alors déploré "une espèce de 'Star Academisation' des témoins dans cette affaire": "Si tous les détenus qui ont croisé de près ou de loin Cédric Jubillar veulent rentrer dans la lumière et font des déclarations en parlant dans un téléphone dont ils savent qu'il est sur écoute, on n'a pas fini."

Ces nouveaux rebondissements semblent d'ailleurs avoir des conséquences sur le moral de sa cliente qui est "blasée de voir qu'encore une fois l'issue de l'affaire semble reculer". Philippe Pressecq a tout de même assuré: "Elle garde sa détermination entière."

Si le 8 février, la chambre de l'instruction de la cour d'appel fait droit à la requête du parquet général, la perspective d'un procès qui était jusqu'ici attendu fin 2024 ou début 2025, s'éloignera.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Affaire Jubillar: décision le 8 février sur la demande de supplément d'information (avocats)