Adrien Quatennens de retour à l’Assemblée, l’affaire résumée en cinq actes

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POLITIQUE - Un come-back attendu. Exclu temporairement du groupe La France insoumise en raison d’une condamnation judiciaire à quatre mois de prison avec sursis pour violences conjugales, Adrien Quatennens a été aperçu ce mercredi 11 janvier à l’Assemblée nationale, alors qu’il assistait à une réunion de la commission des Affaires étrangères. Le député du Nord siège donc sur le banc des élus non-inscrits.

Ce retour est l’occasion de faire le point en cinq actes sur l’« affaire Quatennens ».

Acte 1. « Le Canard Enchaîné »

Acte 1, le 13 septembre 2022. Le Canard Enchaîné révèle que Céline Quatennens, épouse du député de la 1ère circonscription du Nord, a déposé une main courante le visant. Le couple réagit avant même la parution du journal et évoque dans un communiqué commun une « situation de divorce difficile ». Ils précisent que Céline Quatennens ne souhaite pas porter plainte ni donner de suite judiciaire.

Mais c’est déjà trop tard, la machine est lancée. Le parquet de Lille se saisit de l’affaire et une enquête est ouverte pour violences conjugales, conformément à « une politique pénale volontariste pour le traitement des violences conjugales » mise en place « depuis de nombreuses années ». Une pratique qu’Adrien Quatennens encourageait lui-même en 2019.

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Le 18 septembre, le député admet dans un nouveau communiqué avoir « donné une gifle » à sa femme et reconnaît lui avoir envoyé de trop nombreux messages. Il annonce dans la foulée son retrait du poste de coordinateur de la France Insoumise.

Immédiatement, il reçoit le soutien de Jean-Luc Mélenchon. Dans un tweet, l’ancien candidat à la présidentielle salue « la dignité et le courage » du député du Nord. Sans un mot pour Céline Quatennens. Le tollé est immédiat et général. Même au sein de LFI, où certaines cadres, comme l’eurodéputée Manon Aubry, prennent leurs distances avec les propos de Mélenchon. Une première dans ce mouvement ultra-caporalisé.

Acte 2. La plainte de Céline Quatennens

Une semaine plus tard, le 26 septembre, Céline Quatennens porte plainte contre son époux pour violences conjugales. Adrien Quatennens se mure dans le silence. En arrêt maladie, il ne siège plus à l’Assemblée, mais continue à voter certains textes par délégation et à percevoir son indemnité. Pendant ce temps, la France Insoumise commence à préparer les esprits sur son retour.

En réaction, Céline Quatennens, qui ne s’était jamais exprimée seule depuis le début de l’affaire, prend la parole auprès de l’AFP et dénonce « des années de violences physiques et morales ». Adrien Quatennens dément toutes les accusations, à l’exception de la gifle. C’en est trop pour les partenaires de la NUPES. Olivier Faure et Sandrine Rousseau en tête estiment que le retour de Quatennens à l’Assemblée est impossible.

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Acte 3. La condamnation

La pression est maximale sur la France Insoumise. Elle trouve une porte de sortie temporaire en s’abritant derrière la procédure judiciaire en cours. Et en attendant la décision du tribunal, Quatennens n’est plus le bienvenu au sein du groupe parlementaire.

Acte 3. Le député est fixé sur son sort le 13 décembre, à Lille, où il comparait dans une procédure de « plaider coupable ». Il est condamné à quatre mois de prison avec sursis pour « violences sans incapacité par conjoint » et pour « envoi régulier et malveillant de messages ». Il doit aussi s’acquitter d’une amende de 2000 euros pour dommages et intérêts. Aucune peine d’inéligibilité n’est prononcée.

Acte 4. La sanction de LFI

Le même jour, la France Insoumise annonce sa sanction. Adrien Quatennens est suspendu pour quatre mois du groupe parlementaire et ne pourra revenir en avril qu’après avoir suivi un stage de sensibilisation aux violences sexistes et sexuelles.

Cette position n’empêche pas le député de siéger à l’Assemblée, dans le groupe des non-inscrits en attendant sa réintégration chez les Insoumis. Quelques heures après sa condamnation, Adrien Quatennens confirme dans la Voix du Nord que c’est son intention.

Acte 5. Le retrait / La démission / Le Retour (selon actu)

Après des mois de silence, le député donne deux interviews fleuve en deux jours. Il s’emploie principalement à faire entendre sa version des choses, étrille celle de Céline Quatennens et dénonce le « lynchage médiatique » qu’il aurait vécu. Il annonce alors son retour « vraisemblablement dès le mois de janvier à la reprise des travaux parlementaires. »

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