États-Unis: une exécution par injection annulée car les veines du condamné n'étaient pas visibles

États-Unis: une exécution par injection annulée car les veines du condamné n'étaient pas visibles
Prison (photo d'illustration). - MARK RALSTON / AFP
Prison (photo d'illustration). - MARK RALSTON / AFP

L'État américain de l'Alabama prévoyait d'exécuter jeudi soir Kenneth Smith, 57 ans, mais a dû y renoncer. Les autorités n'ont en effet pas trouvé de veine appropriée pour injecter les produits entrainant la mort du condamné, rapporte l'agence de presse américaine AP.

Le responsable des services pénitentiaires, John Hamm, a expliqué que les services de l'État avaient essayé pendant une heure de faire une intraveineuse, en cherchant une veine visible sur plusieurs parties du corps, avant d'interrompre l'exécution, alors que l'autorisation d'exécution prenait fin à minuit.

"Nous avons annulé l'exécution"

Les avocats de Kenneth Smith avaient tenté d'obtenir mercredi un sursis pour leur client auprès de la Cour suprême des États-Unis, mais la haute juridiction, où les juges conservateurs sont majoritaires, a rejeté leur recours, comme ceux de trois autres détenus exécutés cette semaine. L'arrêt de mort expirait toutefois jeudi à minuit.

"À 23h21 environ, nous avons annulé l'exécution", le temps ayant été jugé insuffisant pour y procéder avant l'expiration de cet ordre, a déclaré le responsable des services pénitentiaires John Hamm. L'État doit à présent retourner devant un tribunal pour demander une nouvelle date d'exécution, souligne AP.

Le média rappelle que cette exécution est la deuxième depuis septembre que l'Alabama doit annuler en raison de difficultés à faire l'injection létale.

Une exécution déjà controversée

En 1988, un homme très endetté l'avait engagé, ainsi qu'un autre tueur à gages, pour abattre son épouse lors d'un faux cambriolage, afin de récupérer l'assurance. Malgré le suicide du mari, la police était remontée jusqu'aux deux tueurs.

Kenneth Smith avait été condamné une première fois à la peine de mort mais le procès avait été annulé en appel. Lors de son second procès en 1996, il avait de nouveau été reconnu coupable de meurtre, mais les jurés s'étaient divisés sur la sentence: 11 sur 12 avaient recommandé une peine de prison à perpétuité.

Passant outre leur avis, un juge avait imposé la peine capitale, ce qui était légal à l'époque mais est aujourd'hui banni sur l'ensemble du territoire américain.

Seize condamnés ont été exécutés depuis le début de l'année aux États-Unis, dont 2 en Alabama, selon le décompte du Centre d'information sur la peine de mort.

Article original publié sur BFMTV.com