Qui sont ces élus de la droite dure qui sèment la zizanie au Congrès américain ?

PHOTO SHURAN HUANG/NYT

C’est du jamais-vu depuis un siècle, la Chambre des représentants américaine à majorité républicaine n’a toujours pas de speaker.

Le député républicain de Californie, Kevin McCarthy, qui espérait en effet être élu à la tête de la Chambre des représentants de Washington dès le 3 janvier, jour de la rentrée politique du nouveau Congrès, a essuyé un revers historique.

À trois reprises, une vingtaine d’élus de son parti ont en effet voté contre lui. Sans surprise, les élus démocrates se sont, eux, également prononcés contre son élection.

Parmi les vingt députés républicains qui ont mené la “mutinerie contre Kevin McCarthy” figure une petite coterie d’élus ultraconservateurs qui nourrissent un ressentiment tenace contre lui, souligne The New York Times.

Partisans de Trump

Dans un second article, le quotidien new-yorkais dresse le portrait-robot de ces élus de la droite dure. Certains, comme la députée du Colorado Lauren Boebert ou le député de Floride Matt Gaetz, ont déjà fait parler d’eux.

Parmi ces vingt députés, douze font partie du camp du déni et ont “déclaré haut et fort que l’élection présidentielle de 2020 avait été truquée ou volée”, refusant de reconnaître la victoire de Joe Biden. Quatorze d’entre eux, qui siégeaient déjà dans le Congrès précédent, se sont prononcés le 6 janvier 2021, le jour de l’assaut des partisans de Donald Trump sur le Capitole, pour renverser les résultats de la présidentielle de novembre 2020.

Dix-sept, enfin, “ont reçu le soutien officiel de Trump” pour faire campagne lors des élections de mi-mandat de novembre 2022, et “près de la moitié de ces vingt élus viennent de seulement trois États : le Texas, la Floride et l’Arizona”, note le journal.

Ces vingt députés rebelles, plutôt que d’accorder leur voix à Kevin McCarthy, ont tous voté pour le député républicain de l’Ohio, Jim Jordan, qui dirige le House Freedom Caucus, “soit le groupe parlementaire le plus à droite du Congrès”.

Suspense

Un nouveau vote doit être organisé ce mercredi 4 janvier dans la capitale fédérale aux environs de midi, heure de Washington, soit 18 heures à Paris.

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