École Stanislas visée par une enquête administrative: Oudéa-Castéra a demandé à se déporter du dossier

La ministre de l'Éducation nationale Amélie Oudéa-Castéra a demandé à pouvoir se déporter du dossier concernant l'établissement privé Stanislas à Paris où sont scolarisés ses enfants, a appris BFMTV.

Par ce déport effectif et sans délai, Amélie Oudéa-Castéra répond favorablement à la recommandation du président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, Didier Migaud, avec qui elle a échangé.

Les services du Premier ministre pourraient désormais gérer le dossier de l'établissement scolaire privé, visé par une enquête administrative ouverte en 2022 pour des accusations de sexisme et d'homophobie révélées dans des enquêtes de différents médias.

Un rapport d'inspection dévoilé par Mediapart

La ville de Paris a annoncé suspendre le mercredi 17 janvier suspendre son financement "obligatoire" d'un peu plus de 1,3 million d'euros à l'établissement privé Stanislas situé dans le sixième arrondissement de Paris.

Mediapart a publié en intégralité un rapport d'inspection de l'établissement, pointant des "dérives". Selon celui-ci, l'établissement oblige tous ses élèves à suivre une heure d'enseignement catholique par semaine, ce qui est contraire à la loi.

Il y est également indiqué que des élèves apprennent dans certains cours que "l'avortement signifie toujours tuer volontairement une personne humaine innocente" tandis qu"un intervenant a affirmé que "l'homosexualité qui est pêchée, qui est une maladie rare qui vient du fait que maman a trompé papa".

Amélie Oudéa-Castéra a provoqué vendredi 12 janvier une vive polémique suite à ses propos concernant la scolarisation dans le privé de ses enfants, justifiant ce choix par "un paquet d'heures non remplacées" dans l'école publique de son fils aîné. Suite à ces propos, l’ancienne enseignante de son fils a déclaré n’avoir jamais été absente. La ministre a depuis présenté ses "excuses" aux enseignants de l'école publique Littré et déclaré vouloir "avancer et construire ensemble l'école que notre pays mérite, que nos enfants méritent".

Article original publié sur BFMTV.com