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Pas de "violation de la laïcité" : Darmanin défend Macron après la bougie allumée à l'Elysée pour Hanouka

De nombreux élus, pour la plupart issus de la gauche, ont estimé que cette séquence contrevenait à la laïcité. Ce principe n'est "pas la négation des religions", mais vise au contraire à ce qu'elles "puissent toutes exister", défend le ministre de l'Intérieur.

"La laïcité ce n’est pas cachez moi cette religion que je ne veux pas voir". Gérald Darmanin a tenté de clore la polémique autour d'Emmanuel Macron, ce vendredi 8 décembre, après que le grand rabbin de France Haïm Korsia a allumé la première bougie de Hanouka en présence du président, à l'Élysée, pour marquer le début de cette fête juive des lumières.

"Il n'y a nulle violation de la laïcité", l'a défendu sur France Info le ministre de l'Intérieur, également en charge des cultes, alors que de nombreux responsables politiques - pour la plupart issus de la gauche - ont dénoncé cette séquence, jugeant notamment qu'elle contrevenait à la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État.

"La laïcité, ce n'est pas la violation des religions"

"La laïcité ce n’est pas la négation des religions. La laïcité, c’est, au contraire, que toutes les religions puissent exister et cohabiter sans que l’État n’en choisisse aucune", a d'abord expliqué Gérald Darmanin.

Avant de souligner qu'il avait déjà accompagné le chef de l'État dans "des mosquées", des "synagogues", ou des "églises".

"Il n'y a pas eu de cérémonie religieuse"

Tout comme l'entourage d'Emmanuel Macron, le patron de la place Beauvau a tenu à rappeler le contexte dans lequel s'est tenu cet événement, évoquant le prix annuel de la Conférence européenne des rabbins (CER) remis au président de la République à cette occasion.

"Il n’y a pas eu de cérémonie religieuse", a-t-il insisté.

"Je trouve ça tout à fait normal que le président de la République se mette aux côtés de nos compatriotes juifs", a encore déclaré Gérald Darmanin, en rappelant notamment la hausse des actes antisémites en France depuis les attaques du Hamas en Israël le 7 octobre.

"Le président est libre"

Reste que plusieurs élus, de la droite et son extrême, ont pointé une incohérence avec l'absence du chef de l'État à la marche contre l'antisémitisme dimanche 12 novembre.

"Comment peut-on refuser de participer à une marche civique contre l’antisémitisme au motif incongru et fallacieux de la sauvegarde de l’unité nationale, et célébrer une fête religieuse au sein du palais présidentiel?", s'est interrogé David Lisnard, maire LR de Cannes, sur X (ex-Twitter). Député du RN, Laurent Jacobelli a quant à lui estimé sur BFMTV que le chef de l'État cherche à "contrecarrer cette image qu'il a pu donner à nos compatriotes juifs".

"Le président est libre de son comportement et de son action", a répondu Gérald Darmanin sur France Info, présentant Emmanuel Macron comme "un défenseur" des religions". "Il les respecte toutes", a-t-il ajouté.

Article original publié sur BFMTV.com

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