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La ville d’Udine refuse finalement le titre de citoyen d’honneur à Maignan, victime de racisme lors d'Udinese-AC Milan

Le conseil municipal d'Udine a voté lundi contre la proposition du maire de la ville de donner le titre de citoyen d'honneur à Mike Maignan, cible d'insultes racistes lors d'un match entre l'Udinese et l’AC Milan, il y a dix jours en Serie A. La proposition formulée par le maire Alberto Felice De Toni, au lendemain des injures racistes et cris de singe proférés en direction du gardien de l’équipe de France, n'a pas obtenu le vote, requis d'au moins trois-quarts des conseillers municipaux, avec 25 en faveur et 13 contre. "Nous avons perdu l'occasion de démontrer que notre ville est unie et prenait ses distances avec ce qu'il s'est passé", a regretté l'édile (sans étiquette), selon des propos rapportés par la presse italienne.

Le 20 janvier, lors du match de son équipe à Udine comptant pour la 21e journée du championnat d'Italie, Maignan a été la cible d'insultes racistes et de cris de singe proférés par des supporters assis dans les tribunes derrière son but. Après avoir averti l'arbitre dans un premier temps, il a ensuite quitté le terrain à la 34e minute, imité par ses coéquipiers de l'AC Milan. L'arbitre de la rencontre a dans la foulée interrompu le match, qui a repris après cinq minutes d'arrêt. L’AC Milan l’a finalement emporté (2-3).

Cinq spectateurs bannis à vie, un match à huis clos pour l’Udinese

Cet énième incident raciste dans un stade italien a déclenché une vague de soutien du monde du football et, au-delà, envers Mike Maignan, qui a exhorté les instances à prendre leurs responsabilités face à la répétition de ces incidents à caractère raciste. Cinq spectateurs ont depuis été interdits à vie du stade de l'Udinese, tandis que le club du Frioul a écopé d'un match à huis clos (sanction dont il a fait appel).

Article original publié sur RMC Sport