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La vice-présidente de la Ciivise, accusée d'agression sexuelle, se met en retrait de ses fonctions

Caroline Rey-Salmon, vice-présidente de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), s'est mise en retrait de ses fonctions après la plainte pour agression sexuelle déposée à son encontre, a fait savoir la Ciivise dans un communiqué, confirmant une information du Parisien.

"Le président de la CIIVISE Sébastien Boueilh confirme que la vice-présidente se met en retrait total des travaux de la commission pendant tout le temps de l’enquête", écrit l'institution.

Une décision "indispensable à la sérénité des travaux" de la Ciivise

La commission ajoute que le retrait temporaire de Caroline Rey-Salmon de ses fonctions "est indispensable à la sérénité des travaux de la commission".

"Les personnes victimes ainsi que les associations qui les représentent doivent pouvoir conserver leur entière confiance dans la commission", écrit encore la Ciivise, ajoutant que son président Sébastien Boueilh "réaffirme son soutien absolu à toutes les personnes qui ont été victimes d’inceste ou de violences sexuelles pendant leur enfance".

Des faits qui remonteraient à juin 2020

Une jeune femme 25 ans a déposé plainte le mardi 6 février dans un commissariat de Marseille contre la pédiatre. Selon son récit, la jeune femme - qui avait porté plainte pour des faits de viols subis enfant entre 2004 et 2009 - affirme que cette agression a eu lieu lors d'un examen gynécologique en juin 2020.

Auscultée par la spécialiste qui dirige l’unité médico judiciaire pédiatrique de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu, elle dit que Caroline Rey-Salmon "a posé ses doigts" sur elle et "fait des mouvements de va-et-vient", lui demandant de "fermer les yeux et d'imaginer que c'était le pénis de l'agresseur".

Le 14 décembre 2023, la jeune femme découvre la nomination de Caroline Rey-Salmon comme vice-présidente de la Ciivise et se décide alors à porter plainte.

Le président de la Ciivise a apporté mardi soir son "soutien" à Caroline Rey-Salmon sur le plateau de Quotidien: "Il y a une justice, les réseaux sociaux ne sont pas un commissariat ou une gendarmerie. Si elle a porté plainte tant mieux, je pense que Caroline le fera aussi, la justice tranchera".

Article original publié sur BFMTV.com