Uniforme à l’école : l’Assemblée rejette la proposition du RN

Members of the French far-right Rassemblement National (RN) parliamentary group attend a session dedicated to bill propositions of the RN group at the French National Assembly in Paris on January 12, 2023. (Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
STEPHANE DE SAKUTIN / AFP Members of the French far-right Rassemblement National (RN) parliamentary group attend a session dedicated to bill propositions of the RN group at the French National Assembly in Paris on January 12, 2023. (Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

ECOLE - L’Assemblée nationale a rejeté ce jeudi 12 janvier une proposition de loi du RN pour l’obligation du port de l’uniforme dans les écoles et collèges publics, l’un des textes phares de la journée réservée du groupe de Marine Le Pen.

Le quatrième texte rejeté jeudi par les députés, lors de la « niche parlementaire » du RN, était particulièrement sous les projecteurs après des déclarations de Brigitte Macron en faveur du port de l’uniforme, dans Le Parisien publié la veille.

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« Nous avons même reçu le soutien inattendu et bienvenu de Mme Macron », s’est réjoui le député RN Roger Chudeau, rapporteur du texte. « Pour une fois, la lumière vient de l’Élysée », a ironisé son collègue Julien Odoul.

« Seul l’intérêt général doit primer »

Leur cheffe de file, Marine Le Pen, a plaidé en vain dans l’hémicycle pour un texte qui « règle deux difficultés », à savoir « la compétition des marques et la pression des islamistes sur les enfants qui vont à l’école ».

Le groupe LR, qui a déjà déposé des propositions de loi similaires, est la seule autre formation à avoir apporté son soutien au texte. « Peu importe d’où viennent les idées, seul l’intérêt général doit primer », a justifié le député Maxime Minot.

Même si certains députés macronistes voient d’un bon œil le port de l’uniforme, le camp présidentiel s’est prononcé contre un texte rédigé sans « travail sérieux sur l’impact ».

« C’est un sujet qui mérite de la nuance », a dit le député Sylvain Maillard devant des journalistes, expliquant qu’un groupe de travail avait été mis en place au sein de Renaissance pour en débattre.

« Une règle universelle et verticale »

« Cette proposition de loi n’est pas nécessaire parce que les établissements disposent déjà de la possibilité » d’instaurer une tenue uniforme, qui « ne saurait devenir une règle universelle et verticale », a affirmé de son côté le ministre des Relations avec le Parlement Franck Riester, qui remplaçait le ministre de l’Éducation Pap Ndiaye, retenu par une réunion à l’Élysée.

La gauche a vivement combattu la mesure. « Foutez la paix à la jeunesse, elle a déjà assez de problèmes, elle n’a pas besoin de la bêtise du RN », a lancé le député LFI Louis Boyard, dont le groupe a dénoncé un texte qui « porte atteinte au principe de gratuité de l’école » et « exacerbe la concurrence entre les établissements ».

« Personne n’est dupe de ce qui se cache derrière cette proposition de loi », qui « n’est que le moyen de s’en prendre à un public identifié, les enfants de confession musulmane », a estimé la députée écologiste Sophie Taillé-Polian.

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