Ce banal trouble de la thyroïde pourrait encourager la maladie d’Alzheimer

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Un trouble de la thyroïde pourrait encourager la maladie d'Alzheimer - Getty Images/iStockphoto (Getty Images/iStockphoto)
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Selon une nouvelle étude, les personnes de plus de 65 ans souffrant d’hypothyroïdie auraient plus de risques de développer la maladie d’Alzheimer ainsi que d’autres formes de démence. Le risque est encore plus élevé pour celles suivant un traitement pour cela.

Un lien vient d’être établi entre certains troubles de la thyroïde et les différentes formes de démence. Selon une étude publiée dans Neurology, la revue médicale de l'Académie américaine de neurologie, les personnes de plus de 65 ans souffrant d’hypothyroïdie auraient en effet plus de chance de développer ces pathologies, rapporte medisite.fr. C’est particulièrement vrai avec la maladie d’Alzheimer, qui représente 60% à 70% des cas de démence.

D’après les travaux des chercheurs de la prestigieuse université de Brown, dans l’état américain de Rhode Island, ce risque est d’ailleurs loin d’être anodin. Les plus de 65 ans souffrant d’hypothyroïdie, une absence de production d’hormones thyroïdiennes, auraient en effet 80% de risque supplémentaire de développer une forme de démence. Plus étonnant encore, pour les personnes suivant un traitement de substitution pour réguler ce problème de santé très courant, le risque serait encore multiplié par trois.

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Plus de 7000 cas étudiés

Pour en arriver à ces conclusions, les auteurs de l’étude se sont penchés sur les dossiers médicaux de 7 843 personnes âgées en moyenne de 75 ans et ayant été nouvellement diagnostiquées comme ayant une démence sur l’île de Taïwan. Puis, ils les ont comparés à un nombre équivalent de personnes n’ayant aucun signe de ce genre de pathologies neurodégénératives. Et les résultats sont sans appel : aucun lien avec l’hyperthyroïdie et un lien évident avec l’hypothyroïdie, avec 80% de risques supplémentaires.

Les chercheurs se sont ensuite penchés sur les personnes de leur échantillon suivant un traitement de substitution pour leur absence de production thyroïdienne. Là encore, les chiffres parlent d’eux-même : ces patients ont trois fois plus de chances d’être touchés par une forme de démence comme la maladie d’Alzheimer que ceux qui ne sont pas traités. "Bien que d'autres études soient nécessaires pour confirmer ces résultats, les gens devraient être conscients des problèmes de thyroïde comme facteur de risque possible de démence et des thérapies qui pourraient prévenir ou ralentir le déclin cognitif irréversible", a alerté Chien-Hsiang Weng, docteur en médecine et chercheur de l'Université de Brown. Et d’ajouter : “La recherche a trouvé des liens entre le fait d'avoir plusieurs problèmes de santé et un risque accru de démence, mais nous devons en savoir plus sur les causes de ces liens”.

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