Traitements à la testostérone : une tendance à haut risque pour les adolescentes

Getty Images

Pour échapper aux diktats de la féminité, de plus en plus d'adolescentes suivent un traitement à la testostérone. Une pratique aux conséquences potentiellement désastreuses pour leur santé.

Au début, je n’ai pas cru à ces chiffres : les institutions de santé anglaises signalent une augmentation en dix ans de… 3 200 % du nombre d’adolescentes cherchant à obtenir des traitements à la testostérone afin de se masculiniser. Aux États-Unis, en un an, le nombre d’interventions en chirurgie masculinisante pour les jeunes femmes a quadruplé. En France, les chiffres sont flous : le nombre de mineures en interrogation de genre et en demande de transition aurait triplé voire quadruplé en dix ans. Quant aux mastectomies, on compte 1 615 séjours hospitaliers en 2020 contre 536 en 2011. Alors que la dysphorie de genre touche un infime pourcentage de la population (majoritairement mâle), il y a là une poussée statistique de filles désireuses de devenir garçons. Mais que se passe-t-il ?

Le livre de l’Américaine Abigail Shrier, « Dommages irréversibles », nous fournit un éclairage affolant mais pertinent. Selon la journaliste du « Wall Street Journal », c’est l’incitation des réseaux sociaux qui induit le phénomène chez les filles. Une vague qui nous guette, nous, le Vieux Continent ? Nous, la génération qui pratique Instagram comme une distraction. Pour les ados, c’est un réseau vital, le fil de leur existence. Le baromètre de leur bien-être, de leur mal-être, de leur popularité. De leur taux d’amour des autres et d’estime de soi.

Alors que font les parents ? Ils sont tétanisés

Alors, ça devait arriver. À force d’y voir défiler ces clichés de filles sexy, longues jambes, petit nez fin, sans acné ni cellulite, on a beau savoir qu’il y a des filtres, des amincisseurs, des traficotages, on ne peut s’empêcher de se comparer à ces images de féminité parfaite. Et à force, c’est flippant. Et comme on trouve tout sur Insta, il(...)


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