Tragédie. Sous la pression djihadiste, des milliers de Mozambicains fuient un pays “à la dérive”

Courrier international (Paris)
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Ces trois dernières années, près de 425 000 personnes ont dû quitter leur maison à cause des attaques terroristes dans le Cabo Delgado, une province riche en gaz naturel du nord du pays. Un “drame humanitaire”.

Des gens agglutinés sur une plage, qui embarquent à la hâte sur de petits voiliers pour fuir le danger, les bras chargés d’enfants et d’effets personnels. Ce sont les images que donne à voir cette semaine la une de Savana. L’hebdomadaire mozambicain titre “À la dérive !”, pour donner la mesure du “drame humanitaire” qui afflige actuellement le pays.

Sous la pression djihadiste dans le Cabo Delgado, une province du nord du pays riche en gaz naturel (où des milliards d’euros sont investis par des multinationales étrangères, dont Total), les habitants ont dû, depuis octobre 2017, massivement quitter leur foyer pour échapper aux attaques.

Fuite, choléra, abus sexuels et îles refuges

Les chiffres sont alarmants : “Le nombre de déplacés à l’intérieur du Mozambique a augmenté de 2 700 % en deux ans et représente désormais 1,4 % de la population du pays”, rapporte l’agence de presse Lusa, qui cite un tout récent rapport du Centro de Integridade Pública (CIP), une ONG mozambicaine. Près de 425 000 des 29 millions d’habitants du Mozambique se retrouvent donc sans aide actuellement.

La grande majorité afflue chaque jour dans les rues de la capitale régionale, Pemba, avant de transiter par son port, de sauter sur des “embarcations

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