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Trabzonspor dénonce la laxisme contre les joueurs de Fenerbahçe qui se sont défendus face à ses supporteurs

Un peu plus deux de semaines après les scènes de chaos qui avaient animé la fin du match entre Trabzonspor et Fenerbahçe (2-3), le club hôte a contre-attaqué lundi en publiant un communiqué assez lunaire contre les instances du football turc. Il ne blâme pas les agissements de ses supporteurs qui étaient entrés sur le terrain après le coup de sifflet final pour s’en prendre aux joueurs adverses mais plutôt la légèreté des sanctions contre des joueurs de Fenerbahçe qui s’étaient défendus face à leurs agresseurs.

"Une structure lâche, faible et partiale"

Michy Batshuayi avait notamment été filmé en train d’adresser un coup de pied retourné à un fan avant que celui-ci n’assène un coup de poing au gardien Dominik Livakovic. Le défenseur Bright Osayi-Samuel avait, lui aussi, frappé des spectateurs entrés sur la pelouse pour en découdre. Quatre joueurs stambouliotes ont été convoqués devant le conseil de discipline de la Fédération turc (TFF). Ce qui ne convient pas à Trabzonspor.

"C’est la preuve que la peur, la souffrance sous la pression et le sentiment de honte ont disparu et constituent le summum de l’immoralité", fulmine Trabzon. "La TFF a ignoré 'l'attaque' de deux footballeurs du Fenerbahçe, Osayi Samuel et Jayden Oosterwolde, contre nos supporters devant des millions de personnes, comme si cela ne s'était jamais produit. Les joueurs en question ne sont pas accusés d’être responsables de cette action, mais de ‘s'être impliqués dans une bagarre’. La TFF a veillé à ce qu'ils soient moins punis en les renvoyant au PFDK (commission de discipline) pour ce crime."

"La TFF a décidé qu'il n'était pas nécessaire d'envoyer Mert Müldür et Michy Batshuayi, qui ont donné des coups de pied à nos supporters, et ont légitimé et même encouragé un joueur professionnel à recourir à la violence sur le terrain en Turquie. Le football turc doit de toute urgence retrouver le respect qu’il mérite, retrouver un environnement de compétition juste et honnête et retrouver sa réputation perdue dans le monde. Notre club n’est pas disposé à maintenir cette structure lâche, faible et partiale qui, avec ses décisions, porte l’avenir du football turc jusqu’à un point de non-retour. Nous exigeons que cette structure, qui ne reconnaît pas les lois et les règles, notamment Mehmet Büyükekşi, démissionne immédiatement de ses fonctions."

Article original publié sur RMC Sport