TEMOIGNAGE. "Mises à l'écart à cause de nos yeux bleus, mes filles et moi avons été réhabilitées grâce à une séance photo"

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En ce début du mois d'août 2020, comme chaque année, Alabi Rukayat Oyindamola, 25 ans, se rend dans sa ville natale du Kwara, au Nigeria, pour célébrer l'Aïd en famille. Un matin, alors qu'elle déambule dans les rues de la ville, cette étudiante en gestion à l'université de Lagos s'arrête net, bouche bée. Ce qu'elle a face à elle, elle ne l'a jamais vu : une maman et ses deux filles, noires de peau et dotées de magnifiques yeux bleus, d'une couleur et d'une luminosité inégalées. "J'ai cru que je faisais une hallucination."

"Les voir toutes les trois, si belles, avec leurs yeux si bleus, je n'en revenais pas", explique la jeune femme, qui s'empresse de les prendre en photo et de poster les images sur Facebook en racontant leur histoire. La mère, Risikat, a 28 ans. Les filles, Kaosarat et Hassanat, ont 5 et 2 ans. Toutes les trois souffrent d'une affection génétique rarissime qui ne touche qu'une personne noire sur 40 000, une forme d'albinisme oculaire (un manque de pigment dans l'iris) appelé syndrome de Waardenburg.

Un premier cliché diffusé sur le web attire l'attention d'une photographe nigériane

A cause de cette particularité impressionnante, "diabolique" chuchote-t-on, mère et filles sont mises à l'écart par la communauté et ont été rejetées par leur mari et père. "Je suis née avec ces yeux, et mes filles en ont hérité. Nous sommes les seules de la famille. Ils m'ont apporté du souci, mais j'en suis très fière", confie Risikat. Le destin (...)

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