En Syrie, coup de chaud entre les États-Unis et les pro-Iran

PHOTO MATTHEW BRUCH/AFP

Les États-Unis ont mené les 23 et 24 août des frappes aériennes contre des positions de groupes armés pro-iraniens dans la province de Deir Ez-Zor, dans le nord-est de la Syrie, “menées en représailles à des attaques imputées ce mois-ci à Téhéran contre ses intérêts dans le pays”, indique le journal francophone libanais L’Orient-Le Jour.

Le 15 août dernier, la base militaire américaine d’Al-Tanf, située dans le sud de la Syrie, à la frontière avec l’Irak, a été visée dans une attaque au drone, imputée par Washington aux milices pro-Téhéran.

La riposte ne s’est pas fait attendre, l’armée américaine menant les 22 et 23 août des frappes ciblées contre des bunkers utilisés à des fins de stockage d’armes et de munitions par ces milices pro-iraniennes en Syrie.

En retour, ces dernières lancent des attaques à la roquette contre deux bases américaines – Conoco et Green Village – situées dans le Nord-Est syrien, mais elles se heurtent à une riposte musclée de l’armée américaine – qui déploie avions, hélicoptères, et soldats au sol – causant la mort de quatre de leurs combattants.

Quelles conséquences sur l’accord nucléaire ?

Cette escalade intervient à un “moment clé” des négociations entre Washington et Téhéran autour d’un nouvel accord sur le nucléaire iranien, qui semble plus proche que jamais.

Dans un message au Congrès, le président américain Joe Biden a justifié les premières frappes américaines contre les stocks de munition.

“J’ai ordonné les frappes du 23 août afin de protéger et défendre la sécurité de nos forces […] et pour dissuader l’Iran et les groupes armés soutenus par l’Iran de s’attaquer de nouveau aux forces et aux positions américaines.”

Néanmoins, explique le chercheur américain Nicholas Heras, à L’Orient-Le Jour : “Washington et Téhéran ne souhaitent pas que la situation dégénère en une guerre de plus grande ampleur, car ce n’est dans l’intérêt d’aucun des deux pays.”

Dans ce contexte, “les États-Unis paraissent opter pour une dissociation du dossier syrien et celui du nucléaire, constate le quotidien libanais. Une logique qui n’est pas sans rappeler celle de l’Iran, qui utilise régulièrement, en marge des tractations diplomatiques, ses proxies [intermédiaires] en Irak et en Syrie pour intensifier la pression sur les États-Unis.”

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