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Super Bowl: Lucas Niang, ce Français de NFL qui va tenter de remporter un deuxième titre consécutif

Depuis que la NFL permet aux joueurs d’afficher leurs origines en collant des stickers sur leur casque, celui de Lucas Niang est unique en son genre. Aux côtés de la bannière étoilée américaine, le drapeau bleu-blanc-rouge trône fièrement. Une évidence pour le Français, honoré de pouvoir porter haut l’étendard tricolore. "Je n'ai jamais vu un autre drapeau français en NFL et ça m'a fait vraiment plaisir de le faire, glisse le principal intéressé dans les colonnes de L’Équipe.

"Et comme personne d'autre ne peut se le permettre", sourit-il.

Il faut dire que Lucas Niang fait figure d’ovni dans le paysage de la NFL. En dehors de Richard Tardits, joueur des New England Patriots au début des années 90, il est le seul Français à avoir passé le cap des camps d’été dans la plus prestigieuse ligue de football américain. Au niveau du palmarès, il surpasse par ailleurs son prédécesseur, puisque, dans la nuit de dimanche à lundi, il va tout simplement essayer de remporter… son deuxième Super Bowl consécutif. Déjà sacré en 2023 avec les Kansas City Chiefs, la franchise qui l’a choisi en 96e position de la draft en 2020, il va tenter de remettre ça face aux San Francisco 49ers.

Garde du corps de Patrick Mahomes

Véritable colosse d’1,98m pour plus de 140 kg, Lucas Niang, 25 ans et 14 matchs (sur 20) disputés cette saison, est cantonné à un rôle de l’ombre chez les Chiefs. En jouant au poste de tackle (plaqueur offensif), il ne touche jamais le ballon. Son unique mission est de protéger son quarterback - un certain Patrick Mahomes - des plaqueurs adverses.

Garde du corps de l’une des plus grandes stars de la NFL et premier tricolore vainqueur du Superbowl, Lucas Niang, qui émarge à environ un million d’euros par an, reste méconnu en France, un pays où il n’a jamais vécu. Originaire de Côte d’Ivoire, sa maman est venue en France pour ses études, tandis que son père a grandi dans l’Hexagone. Si Lucas Niang est, pour sa part, né en 1998 à New York, où ses parents s’étaient installés peu de temps avant, toute une partie de sa famille - du côté de la maman - vit encore en France.

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Très attaché à ses racines françaises

Après un petit passage de deux ans en Suisse, où ses parents ont temporairement déménagé pour des raisons professionnelles, il effectue toute sa scolarité aux États-Unis, dans le Connecticut, à partir de l’âge de six ans. Durant son parcours, il s’essaye notamment au basket avant de s’investir pleinement dans le foot américain. En 2016, à l’âge de 18 ans, il rejoint l’équipe universitaire de TCU (Texan Christian University). Il y termine son cursus avant de rejoindre la NFL.

Son histoire n’a pas franchi l’Atlantique, mais il reste profondément attaché à ses racines. Petit, il passait tous ses étés en France. "J'allais à Marseille, à Lille aussi, en fonction de là où habitaient les gens de ma famille. On bougeait pas mal, on allait voir ma grand-mère, nos oncles et tantes, mes cousins. J'ai un peu diminué quand le football est devenu sérieux. C'est comme ça que j'ai appris à parler français, bien sûr", confie le joueur des Chiefs à L'Équipe. En février 2023, au moment de fêter la victoire de Kansas City au Super Bowl, c'est d'ailleurs dans la langue de Molière qu'il s'adresse à la caméra du compte NFL France.

"Qu'est-ce qu'il se passe?! Vive la France", lance-t-il dans un éclat de rires.

S’il a désormais moins l’occasion de venir en France, il en garde un excellent souvenir… et des petites habitudes culinaires. Auprès de L'Équipe, il assure que les crêpes et les croque-monsieurs sont ses deux plats préférés. Compliqué de faire plus français.

Article original publié sur RMC Sport