Steve Bannon, l’un des alliés de Donald Trump, prêt à témoigner devant la commission du 6 janvier

PHOTO ELIZABETH FRANTZ/REUTERS

“Il pourrait bien vouloir témoigner, après tout”, commente USA Today avec une pointe d’ironie. Par la voix de ses avocats, Steve Bannon, “un proche allié de l’ancien président Donald Trump”, précise CBS News, a fait savoir ce week-end à la commission d’enquête du Congrès sur les événements du 6 janvier 2021 qu’il acceptait finalement d’être entendu par ses membres.

Le revirement est à la fois “remarquable” et “abrupt”, explique The New York Times. “Pendant des mois, M. Bannon a peut-être été le témoin le plus grandiloquent et le plus véhément que la commission ait contacté. Il a refusé de transmettre le moindre document ou de s’asseoir pour une seconde de témoignage”, poursuit le quotidien. Au point que, peut-on lire sur le site Politico, “il n’est pas certain que la commission considère son offre comme sérieuse”.

Pourquoi avoir changé d’avis ? En partie parce que Donald Trump lui a donné “sa bénédiction”, signale le HuffPost. L’ancien président américain avait invoqué son “privilège exécutif”, qui le protège en théorie de toute assignation à comparaître. Mais, “ces derniers jours”, il s’est montré “de plus en plus frustré” par une commission trop partiale à ses yeux avec sept démocrates et deux républicains, indique USA Today.

M. Trump “a décidé qu’il serait dans le meilleur intérêt du peuple américain de lever son privilège exécutif”, a noté l’un des avocats de Steve Bannon dans un courrier adressé à la commission. Peut-être aussi que “la perspective de deux années de prison et de larges amendes pointant à l’horizon” a pu jouer dans sa volte-face, suggère le New York Times. Il a été inculpé en novembre pour outrage après avoir ignoré ses assignations à comparaître. Ni la Chambre des représentants, ni les procureurs fédéraux n’estiment en effet que le privilège exécutif invoqué par son ancien patron lui “donne carte blanche” pour ne pas témoigner, insiste CNN. Son procès doit démarrer le 18 juillet.

Tient-il réellement à coopérer ?

Steve Bannon a été central dans la campagne présidentielle de Donald Trump. Mais “il n’est resté que sept mois à la Maison-Blanche en 2017”, rappelle NBC. Il est depuis devenu une personnalité médiatique, un chroniqueur d’extrême droite. Il a toutefois, pense la commission, pesé sur les événements du 6 janvier 2021. Les enquêteurs s’intéressent par exemple à une conversation téléphonique avec M. Trump le 30 décembre 2020. “Les membres de la commission voient Bannon comme une figure clé parce qu’ils croient que ses podcasts ont contribué à radicaliser des sympathisants de Trump”, relève The Washington Post.

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