“A Spy Among Friends”, un thriller d’espionnage britannique “subtil”

Photo Sam Taylor/Sony Pictures Television/Spectrum Originals/ITVX

C’est l’histoire d’une trahison et d’une amitié, l’une des plus romanesques du monde de l’espionnage. Diffusé depuis le 8 décembre sur ITVX au Royaume-Uni (et en France à partir de ce 3 janvier, sur OCS), A Spy Among Friends porte à l’écran l’histoire vraie de Kim Philby, agent double britannique travaillant pour le KGB dans les années 1960, et de son ami et collègue du MI6, Nicholas Elliott. La minisérie “est très, très bien”, s’enthousiasme The Guardian.

Des acteurs époustouflants

Le critique du quotidien britannique, Joel Golby, regrette au passage que la plateforme ITVX ne soit pas la plus accessible outre-Manche. Il juge la série “complexe, subtile et palpitante”, mais très riche en dialogues, ce qui lui fait dire qu’il “ne faut pas relâcher son attention quand on la regarde pour comprendre ce qui se passe”.

Un constat partagé par sa collègue Rebecca Nicholson, également dans The Guardian. Il faut être très concentré pour regarder cette fiction fondée sur le livre éponyme de Ben Macintyre, traduit en français sous le titre L’Espion qui trahissait ses amis (Ixelles Eds). Mais cela en vaut la peine, tant le casting est incroyable, avec Damian Lewis et Guy Pearce en têtes d’affiche, argue-t-elle.

Mais s’il y a “bien des rebondissements dans l’histoire – des embuscades, des bombes, des poursuites, des exécutions et, bien sûr, un lien avec la famille royale, quand sir Anthony Blunt fait son apparition –, la série trouve malgré tout le moyen de traîner en longueur”, estime-t-elle dans les colonnes du Guardian.

Un tableau fidèle de l’élite

Malgré son élégance et sa finesse d’écriture, la fiction pèche par son “manque de charisme”, tranche The Guardian, quand pour The Telegraph un seul défaut vient entacher l’excellence de la série.

Il s’agit de l’histoire du mariage de Lily Taylor, agent du MI5 chargée d’interroger Nicholas Ellliott, qui a été entièrement inventée par les scénaristes. La mettre à égalité avec le personnage de Philby, “dont les mensonges ont brisé trois mariages, a quelque chose d’artificiel, et de fictif, contrairement au reste de ce tableau peu flatteur de l’establishment britannique”, écrit The Telegraph.

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