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PSG: Hakimi absent de l'entraînement pour être confronté à la femme qui l'accuse de viol

À l’inverse de Marquinhos et Warren Zaïre-Emery, disponibles pour l’entraînement du jour et opérationnels, Achraf Hakimi a manqué la séance du PSG ce vendredi. Via un communiqué, le club francilien a indiqué avoir autorisé son défenseur à rater l’entraînement sous les ordres de Luis Enrique pour "motif personnel".

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Selon les informations de RMC Sport provenant de sources concordantes, et confirmées ce vendredi soir par le Parquet de Nanterre, Achraf Hakimi a en fait été entendu par la justice à Nanterre (Hauts-de-Seine) dans le cadre d’une confrontation avec la femme qui l'accuse de viol. C’est une suite logique de la procédure, alors que la défense avait demandé cette confrontation dès le début de l’instruction.

Hakimi mis en examen pour viol depuis mars

Si la participation du Marocain de 25 ans au match de la 15e journée de Ligue 1 contre Nantes n’est pas remise en question, comme l'a indiqué Luis Enrique en conférence de presse, il a connu ce vendredi un nouvel épisode de ses déboires judiciaires. Mis en examen pour viol depuis le 3 mars 2023, Achraf Hakimi est accusé par une jeune femme de 24 ans. Quelques jours avant la mise en examen du footballeur, la victime déclarée s’était rendue au commissariat de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) en déclarant avoir été violée dans la soirée du 25 février, veille d’un PSG-OM pour lequel le Parisien était forfait.

Si la jeune femme n’a pas voulu porter plainte, le commissariat a ouvert une enquête puis le parquet de Nanterre a récupéré le dossier. Malgré les démentis d’Achraf Hakimi qui continue de nier vigoureusement les accusations contre lui, le Marocain se trouve sous contrôle judiciaire (sans interdiction de quitter le territoire) depuis sa mise en examen il y a plus de neuf mois.

Le clan Hakimi pense à "une tentative de racket"

Depuis le début de cette affaire, deux versions s’opposent. L’accusatrice a indiqué que le joueur du PSG et des Lions de l’Atlas lui a embrassé la bouche et la poitrine sous les vêtements, alors qu'elle lui disait non. Elle a ajouté qu'il a effectué une pénétration digitale pendant quelques secondes, alors même qu'elle avait refusé. Elle a enfin dit l'avoir alors repoussé avec son pied, avant d'envoyer un SMS à une amie venue la chercher.

Dans le clan d’Achraf Hakimi, maître Fanny Colin avait avancé dès le mois de mars la thèse d’une "tentative de racket" contre son client. "Après les quelques heures d'audition je retiens pour ma part que la dénonciatrice a refusé de déposer plainte, a refusé de se soumettre au moindre examen médical ou psychologique et a refusé d'être confrontée à Achraf Hakimi alors pourtant que l'accusation ne repose exclusivement que sur ses propos", avait alors expliqué l’avocate du footballeur dans un communiqué transmis à BFMTV. "Il résulte selon moi des pièces qui sont entre les mains de la police judiciaire que Monsieur Hakimi a, dans cette affaire, été l'objet d'une tentative de racket." Une théorie totalement rejetée dans le camp d'en face. "Rien dans ce dossier ne permet de caractériser une tentative de racket. Ma cliente maintient l’ensemble de ses déclarations et s’est constituée partie civile", explique ce vendredi Me Rachel-Flore Pardo, avocate de la jeune femme.

Titulaire indiscutable à Paris, Achraf Hakimi semble avoir retrouvé son meilleur niveau sous les ordres des Luis Enrique. Mais le retour au premier plan de ses déboires judiciaires pourrait venir le perturber à un moment crucial de la saison. Outre le match contre Nantes, samedi au Parc des Princes, le PSG défiera Dortmund la semaine prochaine en Ligue des champions. Le club parisien doit s’imposer en Allemagne pour s’assurer d’une qualification pour les huitièmes de finale.

Article original publié sur RMC Sport