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"Le Paris Volley ne se refuse pas", Matijasevic le nouveau coach parisien explique ses choix

Pourquoi avoir accepté ce challenge ?

Après avoir entraîné Beauvais, Chaumont, Rennes et Cannes en France, j’ai fait le tour de l’Hexagone. C’était peut-être le moment de connaître le volley de la capitale. Un club comme le Paris Volley ne se refuse pas car c’est le club le plus titré du pays.

Ce n’est pas le meilleur moment pour prendre en main les destinées de l’équipe parisienne.

Je sais, après ces cinq défaites consécutives c’est dur, mais je n’ai pas peur. Le calendrier a voulu qu’on a très peu de temps pour préparer le derby contre le Plessis-Robinson demain, vendredi. Ça fait partie de la beauté du projet.

"Ils ne sont pas malades, mais enrhumés"

Quelle est votre priorité pour préparer ce derby en 48h ?

Les joueurs sont arrivés mercredi à 4h du matin donc il a fallu être efficace. On n’a eu qu’une séance d’entraînement et une séance vidéo. Ma priorité est de parler aux joueurs, de leur apporter toute la confiance que je peux leur donner pour qu’ils soient psychologiquement dans le coup, vendredi.

En tant que pompier de service, vous avez trouvé une équipe malade ?

C’est un noble métier que celui de pompier. Et je n’ai pas peur comme je vous l’ai dit. Ce n’est jamais facile de faire un diagnostic en deux jours. Certains avaient gardé le moral, d’autre un peu moins. Ils ne sont pas malades, mais enrhumés!

Dans ce moments-là, un coach doit travailler avec les cadres de l’équipe, Paes, Kovacevic et d’autres ?

Pas uniquement. Il faut montrer sa confiance à tout le monde. Personne n’est écarté. On a besoin de tout le monde, même si les cadres sont importants et devront répondre présent vendredi et devront entraîner l’équipe contre le Plessis.

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A post shared by Viktorija Burakauskas (@toribur) on Jan 21, 2020 at 8:43am PST

"Ce serait légitime de se dire qu’on pourrait laisser le club dans le Top 8 à la fin de la saison régulière"

Que répondez-vous à ceux qui disent qu’à 70 ans vous auriez mieux à faire que de prendre une équipe parisienne en difficulté ?

J’ai envie de répondre à ces amis que je ne suis pas le plus âgé du championnat de France. J’aime bien avoir cette opportunité d’entraîner encore, comme M. Silvano Prandi à Chaumont. J’apporte simplement mon expérience aux joueurs. Je suis toujours aussi motivé et je travaille sérieusement grâce, justement, à cette expérience.

Il y a deux ans vous aviez aussi repris l’AS Cannes qui était lanterne rouge mais vous n’avez pas pu éviter la relégation. Vous pensez mieux réussir à Paris aujourd’hui ?

Je pense très fort que ça va mieux se passer à Paris qu’à Cannes. L’équipe de la capitale est plus équilibrée et en meilleur état sportif et psychologique que lors de l’expérience que vous évoquez. Il ne faut pas oublier le rebond de 3 victoires qu’avait connu Cannes. Le Covid et le retard ont fait le reste.

L’objectif est de qualifier le Paris volley pour les playoffs ?

On n ‘a pas tellement réfléchi mais ce serait légitime de se dire qu’on pourrait laisser le club dans le Top 8 à la fin de la saison régulière. Ce serait très bien après ce début chaotique. Donc, se qualifier pour les playoffs ce serait bien, oui.

Article original publié sur RMC Sport