Publicité

OL: avant Grosso, ces coachs ont aussi fait des passages express en Ligue 1

Deux mois et puis s’en va. Nommé courant septembre, Fabio Grosso n’est plus l’entraîneur de l’Olympique Lyonnais en Ligue 1. Si son départ n’est pas encore officiel, le technicien italien a été mis à pied ce jeudi et Pierre Sage assurera l’intérim contre Lens samedi lors de la 14e journée de Ligue 1.

Evincé après seulement sept rencontres sur le banc des Gones, Fabio Grosso est devenu le coach le plus éphémère de l’histoire du club rhodanien. Le champion du monde 2006 n’est toutefois pas le seul à avoir connu un passage aussi bref dans l’élite ces dernières années.

Domenech a fait mieux avec Nantes

Nommé à la tête du FC Nantes en début d’année 2021, Raymond Domenech a fait un passage à peine plus long que celui de Fabio Grosso sur le banc des Canaris. Arrivé pour jouer les pompiers de services, l’ex-sélectionneur de l’équipe de France a pris la porte après huit matchs (toutes compétitions confondues) à la tête de l’équipe première. Le tout sans décrocher la moindre victoire.

Décidément le président Kita est un habitué des départs précoces puisque le Portugais Miguel Cardoso n’a aussi tenu que huit rencontres sur le banc nantais lors de son aventure en 2018. Et là encore pour un bilan peu reluisant d’une victoire, trois nuls et quatre défaites. Si les deux anciens entraîneurs de Nantes complètent le top 5 des entraîneurs les plus éphémères d’un coach de L1 (sans compter les intérimaires), ils devancent de peu Sylvinho (11 matchs avec Lyon en 2019) et Alain Giresse (12 matchs au PSG en 1998).

Marcelino n’a pas résisté à la pression marseillaise

Igor Tudor parti après une saison à la tête de l’OM, Pablo Longoria a fait venir son ami Marcelino pour succéder au Croate. Mais le passage de l’Espagnol sur le banc marseillais a tourné à la catastrophe.

En seulement sept matchs dirigés toutes compétitions confondues, l’ancien de Valence a eu le temps de se faire sortir par le Panathinaïkos lors des qualifications de la Ligue des champions.

Surtout, le technicien ibérique a eu le temps de s’offrir une crise monumentale avec les ultras. Mis sous pression, et même menacé par certains dirigeants de groupes de supporteurs selon ses dires, Marcelino a choisi de claquer la porte de l’OM fin septembre.

Un départ qui a laissé un goût amer aux fans phocéens. Et dire que le sportif n’était pas si mauvais malgré l’échec en C1 puisque Marseille était toujours invaincu après cinq matchs de Ligue 1 (deux victoires et trois nuls). Depuis, l'Espagnol a déjà rebondi à Villarreal alors que Gennaro Gattuso peine à instaurer sa patte sur l'effectif marseillais.

Guy Roux, roi d’Auxerre mais flop à Lens

Avant Marcelino et Fabio Grosso cet année, il faut remonter à 2007 pour retrouver trace d'un coach au passage éprouvant et très bref en première division française. Entraîneur historique de l’AJ Auxerre, Guy Roux reste à l’heure actuelle l’entraîneur avec le plus de matchs dirigés en première division. Entre 1980 et 2005, le technicien bourguignon a ainsi coaché le club auxerrois à 891 reprises dans l’élite. Une incroyable longévité qui n’a d’égal que son très (très très très) court passage sur le banc de Lens.

Deux ans après son départ de l’AJA, et préféré à Didier Deschamps par Gervais Martel, l’emblématique entraîneur a tenté un rebond du côté de Lens. Mais l’aventure a viré au cauchemar puis que Guy Roux n’a finalement entrainé les Sang et Or que pendant sept matchs toutes compétitions confondues.

Si les Nordistes se sont qualifiés dans la douleur pour la Coupe de l’UEFA (l'ancien nom de la Ligue Europa) après un duel en Intertoto contre les Russes du Tchernomorets Odessa, leur coach n’a pas résisté aux cinq rencontres suivantes.

Incapable de gagner le moindre match lors des premières journées de championnats (deux nuls et deux défaites), il a finalement démissionné. Ne s’estimant plus apte à entraîner au top niveau, Guy Roux est retourné profiter de sa retraite. A la fin de saison 2007-2008 et après un mano a mano fou avec le PSG d’Amara Diané, Lens était relégué. Une issue que les supporteurs de l’OL espèrent à coup sûr ne pas connaître en fin de saison.

Article original publié sur RMC Sport