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Mondial de handball: pourquoi la France passe un gros test contre la Norvège

France-Norvège, ce dimanche, coup d'envoi 20h30. C’est le premier gros choc dans ce championnat du monde 2023, le pays hôte face aux championnes olympiques en titre. Un classique du handball féminin et des retrouvailles entre meilleures ennemies.

Depuis 2017, les deux nations se sont approprié six des sept titres internationaux distribués (Mondial 2017, Euro 2018, JO 2020 pour la France ; Euro 2020, Mondial 2021 et Euro 2022 pour la Norvège). Mais ces deux dernières années, c’est bien la Norvège qui a privé la France d’un titre mondial et d’une finale européenne il y a un an.

Les Bleues face au maître étalon norvégien

La Spektrum Trondheim de 8.500 places sera pleine pour ne pas manquer cette affiche qui n’a d’intérêt sportif que la première place du groupe et un potentiel tableau plus abordable pour atteindre la finale.

"La salle va être pleine", se réjouit Chloé Valentini, ailière gauche des Bleus. "C’est vrai que depuis le début de la compétition, c’est un peu mou, il faut dire ce qui est. Ça va être un beau match et on va aussi pouvoir voir le vrai niveau de l’équipe, de comment on a avancé contre une des meilleures nations de handball aujourd’hui."

Les Françaises vont enfin pouvoir s’étalonner après cinq matchs contre des nations moins armées que l’armada norvégienne. L’équipe entraînée depuis 2009 par Thorir Heirgeirsson possède la meilleure base arrière du monde avec l’ancienne joueuse de Paris 92, Stine Oftedal et les deux arrières Nora Mork et Henny Reistad, le nouveau facteur X. Reistad, 24 ans, est la menace qui manquait au collectif norvégien notamment sur le tir longue distance à 9m.

Les éloges de Krumbholz

Mais le reste de l’équipe n'est pas en reste avec la redoutable ailière gauche Camille Herrem (33/38 aux tirs) et une paire de gardiennes avec l’inusable Katrine Lunde, 43 ans, et Silje Solberg, une des meilleures goals de la planète. Un collectif norvégien salué par Olivier Krumbholz, le sélectionneur français.

"C’est un exemple sur leur capacité à continuer à faire progresser des athlètes à partir d'un certain âge", dit-il. "Derrière tous les athlètes, il y a une démarche. C'est une équipe qui est en très grande forme physique depuis des années et il y a une prise en charge collective mais il y a forcément une prise en charge individuelle. On a vu beaucoup de joueuses perdre du poids et ça passe par des éléments essentiels en dehors du terrain. Et pour nous, on a encore un peu de mal à faire comprendre à certaines joueuses que c'est la démarche personnelle qui va faire la différence."

D’ici les Jeux olympiques de Paris 2024 où France-Norvège serait la finale rêvée (la Norvège reste sur deux médailles de bronze de suite aux JO), les Bleues pourraient recroiser les Norvégiennes lors de la préparation olympique l’été prochain mais peut-être simplement avant en finale de ce Mondial 2023 dans une semaine à Herning au Danemark, autre pays co-organisateur.

Article original publié sur RMC Sport