Euro 2024: Autriche, Pays-Bas, le barragiste potentiel... les adversaires des Bleus à la loupe

Les Bleus savent désormais à qui ils auront affaire à l’Euro 2024, l’été prochain (14 juin-14 juillet). Les vice-champions du monde français sont tombés dans la même poule que les Pays-Bas et l’Autriche, deux adversaires que les Bleus connaissent bien pour les avoir affrontés récemment, voire très récemment s’agissant des Oranje.

Un barragiste dont l’identité n’est pas encore connue viendra compléter ce groupe D au printemps prochain. Il pourrait s’agir de la Pologne, du pays de Galles, de la Finlande ou de l’Estonie.

Si Olivier Giroud a concédé à notre antenne que le groupe était, certes, "plus adorable qu’au dernier Euro, clairement", l’attaquant des Bleus et de l’AC Milan s’en méfie néanmoins, tout comme son entraîneur, Didier Deschamps, qui craint lui aussi "un groupe dense et difficile".

Autriche

Les Bleus disputeront leur premier match de la compétition, le 17 juin à Düsseldorf, face à l’Autriche de Ralf Rangnick, une équipe joueuse. Si les deux équipes se sont déjà affrontées en Coupe du monde (1-1 entre les deux équipes, victoire des Bleus en 1982), l’affiche sera inédite à l’Euro.

24e nation au classement Fifa, l’Autriche a terminé deuxième de son groupe de qualifications, juste derrière la Belgique, qui ne l’a devancé que d’un point, avec six victoires, un nul et une seule défaite concédée face à ces mêmes Belges, que les Autrichiens avaient neutralisés au match aller, à l’extérieur.

Tenus en échec (1-1) eux aussi par l’Autriche en Ligue des nations en 2022, les Bleus, bien que diminués par de nombreuses absences, s’étaient rassurés (2-0) quelques semaines avant le début de la Coupe du monde, grâce à des buts de Kylian Mbappé et Olivier Giroud.

"Les Autrichiens progressent, ce n'est jamais évident de les jouer, avec une dominante athlétique", a réagi Didier Deschamps, rejoint dans son analyse par son adjoint, Guy Stéphan, dans la foulée du tirage au sort: "L'Autriche est sous côté. On avait eu beaucoup de mal là-bas en match retour de Ligue des nations." "L'Autriche a de bons jeunes, il y a des mecs qui jouent dans de grands clubs", a acquiescé Olivier Giroud sur nos antennes.

Citons par exemple Marko Arnautovic (34 ans, Inter), Christoph Baumgartner (24 ans, RB Leipzig), David Alaba (31 ans, Real Madrid), Xaver Schlager (26 ans, RB Leipzig), Konrad Laimer (26 ans, Bayern Munich), Stefan Lainer (31 ans, Borussia Mönchengladbach), ou encore Marcel Sabitzer (29 ans, Borussia Dortmund) parmi les joueurs importants.

Pays-Bas

Didier Deschamps craint sincèrement l’Autriche, même si, "potentiellement", les Pays-Bas de Memphis Depay et de la pépite Xavi Simons ont "quand même plus de qualités", a reconnu sans mal le sélectionneur. "Au complet, les Pays-Bas font quand même partie des meilleures nations européennes", a-t-il appuyé.

Les Français sont bien placés pour le savoir, les joueurs de Ronald Koeman ont partagé le même groupe que l’équipe de France lors des éliminatoires, assurant leur présence à l’Euro lors de l’avant-dernière journée, avec une petite victoire (1-0) contre l’Irlande.

"Les Pays-Bas, on les connaît très bien, on les a eu en éliminatoires. Je redoutais de tomber contre eux car ils ne sont jamais facile à jouer, ça a toujours été disputé contre eux", a déclaré sur RMC Olivier Giroud.

Les Pays-Bas ont remporté six de leurs huit matches de la campagne des qualifications, ne s’inclinant que lors de la double confrontation face aux Bleus (4-0 le 24 mars 2023, 2-1 le 13 octobre 2023).

Titrés en 1988, triple finalistes de la Coupe du monde (1974, 1978, 2010), les Pays-Bas peinent à renouer avec leur gloire d'antan dans les grandes compétitions (élimination en quarts de finale de la Coupe du monde 2022). Ils restent même sur plusieurs campagnes européennes ratées.

Les Pays-Bas n’ont plus atteint les quarts de finale d'un Euro depuis 2008 et avaient même échoué à se qualifier pour la compétition organisée en France en 2016. Qu’importe, leur objectif affiché est de "gagner l’Euro", a clamé Ronald Koeman en zone mixte, samedi.

Les Bleus affronteront les Pays-Bas à Leipzig le 21 juin, en espérant l’emporter pour la première fois de leur histoire contre cette équipe qu’ils n’ont jamais battue à l’Euro jusqu’à présent (deux défaites en trois matches).

"On a gagné des matchs mais pas avec un foot spectaculaire, pas avec un jeu qu'on peut attendre des Pays-Bas, a expliqu Bolo Zenden, sur RMC. On n'a pas 50.000 joueurs qui jouent au top niveau donc quand on a des blessés ou des joueurs pas au top, c'est compliqué. C'est bien qu'on ait un peu de temps pour que les joueurs puissent prendre des repères. Koeman a rarement eu tous ses titulaires à disposition, c'est compliqué."

Pologne, pays de Galles, Finlande ou Estonie

C'est la seule inconnue de ce groupe, qui promet aux trois premières équipes tirées le vainqueur des barrages de la voie A. "Sur le papier, le pays de Galles et la Pologne sont peut-être plus armés", pense Olivier Giroud, qui commentait le tirage sur RMC, samedi.

"Si c'est la Pologne, il ne faut pas oublier qu'avant qu'on mène au score au Mondial, ils ont trois occasions", a-t-il ajouté, en référence au large succès (3-1) des Bleus, qui s'étaient fait peur en première période, au Qatar.

Olivier Giroud avait délivré les siens avant la mi-temps et lancé les Bleus vers un succès aisé, devenant par la même occasion le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France.

Le pays de Galles pourrait disputer sa quatrième phase finale, mais le demi-finaliste de l'édition 2016 reste sur une Coupe du monde qui a viré au calvaire (élimination dès la phase de groupe, terminée à la dernière place).

Les Bleus avaient croisé la route de la Finlande et du pays de Galles sur le chemin de la Coupe du monde en 2021, l'emportant assez largement à chaque fois. L'équipe de France jouera son troisième et dernier match contre cet adversaire qu'il ne connaît pas encore le 25 juin, à Dortmund.

Article original publié sur RMC Sport