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Sept à huit - "C'est effrayant", "Incroyablement triste", "J'aurais pété les plombs aussi" : les twittos très touchés par le reportage sur une braqueuse libanaise

Capture écran TF1 direct/Sept à huit
Capture écran TF1 direct/Sept à huit

Criminelle ou héroïne ? Le reportage sur les braqueurs du désespoir au Liban a ébranlé les téléspectateurs de Sept à huit ce dimanche 25 septembre 2022 sur TF1. Sur Twitter, beaucoup ont exprimé leur compassion pour Salih Hafez, cette jeune Libanaise prête à tout pour sauver sa sœur malade, en pleine crise économique...

Ce dimanche 25 septembre 2022, Sept à huit, le magazine d'informations présenté par Harry Roselmack a dévoilé un reportage baptisé "Liban, les braqueurs du désespoir". Depuis quelques mois, les cas de braquages de banques sont particulièrement nombreux au Pays du Cèdre. Une quinzaine ont été dénombrés. En cause : la crise économique qui a rendu la vie des Libanais impossible. La monnaie du pays, la livre libanaise, a perdu 90% de sa valeur, et 8 Libanais sur 10 se retrouvent en dessous du seuil de pauvreté. L'inflation est exorbitante : en trois ans, les produits de première nécessité ont augmenté en moyenne de 700%.

Même ceux qui avaient la chance d'avoir quelques économies à la banque sont étranglés : les retraits sont en effet limités à 200 dollars par mois, à peine de quoi se nourrir... Dans ce contexte si injuste et chaotique, des frais médicaux inattendus peuvent venir faire perdre pied aux citoyens et leurs familles. Et les conduire à commettre des crimes...

Le 11 août dernier, un quadragénaire nommé Bassam a braqué une banque, armé d'une kalashnikov. Pour payer les frais médicaux de son père, en mauvaise santé suite à une mauvais chute, l'homme devait impérativement récupérer ses économies. "J'étais tellement en colère que je me sentais anesthésié", se rappelle celui qui était "prêt à mourir" ce jour-là. Après six heures de négociation, le braqueur a récupéré 35 000 dollars. Afin de ne pas enflammer la situation, la banque a renoncé à toute poursuite à son encontre, et Bassam circule donc aujourd'hui librement. Comme beaucoup d'autres, l'établissement a même fermé ses portes.

"Braquer sa banque pour récupérer ses économies... C'est dingue !"

Sur Twitter, la situation si chaotique et incompréhensible du Liban a beaucoup choqué les internautes. Et le portrait d'une autre braqueuse du désespoir a suscité une grande vague d'indignation. Salih Hafez a fait la une de l'actualité il y a peu, après le braquage d'une banque. Cette Libanaise de 28 ans, architecte d'intérieur de profession, n'a pourtant pas le profil d'une hors-la-loi : "Je suis contre la violence, le port d'armes, je ne ferais pas de mal à une fourmi. Mais si je ne me transforme pas en loup, ce sont les loups qui me mangeront..." a-t-elle expliqué à l'une de ses amies par téléphone, durant le reportage.

Le désespoir est venu la frapper : il y a sept mois, sa sœur Nancy a déclenché un cancer du cerveau. Pour tenter de la sauver, une troisième opération est nécessaire et celle-ci coûte 50 000 dollars. Ne voyant aucune autre issue, Salih a retenu en otages une dizaines de clients ainsi que les salariés d'une banque de Beyrouth. "Je ne suis pas entrée pour tuer quelqu'un, ni incendier les lieux. Je veux juste récupérer mon argent […] Cet argent, on ne l'a pas volé, c'est le fruit de nos efforts", a alors crié celle qui réclamait 20 000 dollars. Emportée par la colère, Salih a ensuite répandu de l'essence sur le sol et menacé physiquement le directeur de la banque, jusqu'à ce que celui-ci accepte de lui donner 14 000 dollars. En cavale avec son argent, la jeune femme risque la prison. Mais cette histoire ainsi que les séquences montrant sa sœur malade Nancy, - sans cheveux et les yeux très cernés -, parlant de sa sœur comme d'une "héroïne", ont touché les internautes...

Vidéo. Découvrez le portrait d'Harry Roselmack