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Rugby: "Plus personne ne parlera d’elle", Laporte fracasse Oudéa-Castéra

A l'heure où le nouveau Premier ministre, Gabriel Attal, peaufine la liste de son gouvernement, Bernard Laporte a livré son sentiment au sujet d'Amélie Oudéa-Castéra; Poussé à la démission par la ministre des Sports après sa condamnation en première instance dans une affaire de corruption, l'ancien sélectionneur des Bleus et président, de la Fédération française de rugby (FFR) a réglé ses comptes avec elle ce mercredi.

"J’y étais avant elle (au ministère des Sports). Dans trois ans, plus personne ne parlera d’elle, je connais l’histoire (rires)", a lâché Bernard Laporte en réponse aux questions des lecteurs du journal le Midi Libre. "Ils oublient qu’ils sont de passage. Apparemment, elle est ambitieuse. Elle se verrait présidente de la République. Je ne voterai pas pour elle, je vous le dis de suite (rires)."

Oudéa-Castéra s'est interrogée sur l'éthique de Laporte

De retour au sportif avec son arrivée au MHR fin 2023, Bernard Laporte a donc profité de son moment d'échange avec les lecteurs du quotidien local pour se payer Amélie Oudéa-Castéra. Une réponse directe de l'ancien bouillant sélectionneur du XV de France aux propos tenus dimanche par le membre du gouvernement lors de son passage dans l'émission Bartoli Time sur RMC.

Questionnée sur l'arrivée du technicien dans l'Hérault, 'AOC' s'est intérrogée sur le "signal" envoyé par ce recrutement au niveau de "l'éthique" alors que c'est justement à cause de sa proximité avec Mohed Altrad (patron du MHR) que Bernard Laporte a fait l'objet d'une condamnation en première instance (il a fait appel des deux ans de prison avec sursis et des plus 75.000 euros d'amende prononcés contre lui).

"Avant que j’arrive, on n’était rien", Laporte défend son bilan

Lors de son passage sur RMC, Amélie Oudéa-Castéra a aussi regretté le recul de la France au sein des instances du rugby pendant la fin de la présidence Laporte. Après ce qu'il a visiblement pris comme une pique médiatique à son encontre, Bernard Laporte a répliqué en défandant son bilan et en taclant au passage son successeur Florian Grill.

"Quand j’entends la ministre dire qu’avec moi, on a dégringolé… Avant que j’arrive, on n’était rien", a encore estimé 'Bernie le dingue' dans des propos relayés par le Midi Libre. "Je suis devenu vice-président du VI Nations, de la fédération internationale et du jour au lendemain, on n’est plus rien."

Après cette nouvelle saillie médiatique envers la ministre des Sports, Bernard Laporte va rapidement devoir rebasculer sur le quotidien du MHR. Dernier du Top 14 après douze rencontres, le club héraultais et son nouveau directeur du rugbyvont tenter de retrouver la confiance en Champions Cup avec deux matchs à venir contre la franchise sud-africaine des Lions puis face aux Italiens du Benetton Trévise.

Article original publié sur RMC Sport