Pierre Mignoni trouve "dommage" que Bernard Laporte n'ait pas participé à la Coupe du monde de rugby

"Bosser avec lui a été une grande chance pour moi. Pas que pour les résultats. Aussi sur le côté humain." Voilà les mots de Pierre Mignoni (46 ans), le coach du RC Toulon, à l'égard de son ancien manager sur la Rade, Bernard Laporte, dans le podcast "Entre les potos" de RMC.

Les deux hommes se connaissent de longue date. Pierre Mignoni a d'abord côtoyé Bernard Laporte comme sélectionneur du XV de France, lui l'ex-demi de mêlée (28 sélections entre 1997 et 2007). Il est par la suite devenu l'adjoint (en charge des trois-quarts entre 2011 et 2015) de Laporte sur le banc toulonnais. Ils ont participé tous les deux à l'ère dorée de Toulon: le titre de champion de France 2014 et les trois Coupes d'Europe consécutives (2013, 2014, 2015).

Alors que Pierre Mignoni prenait du grade à Lyon (2015-2022), Bernard Laporte quittait le Var pour Marcoussis et la présidence de la Fédération française de rugby. Mais les deux hommes ne se sont jamais perdus de vue. Depuis, Mignoni est revenu sur la Rade pour prendre les rênes de son club de toujours. Bernard Laporte, lui, a été poussé à la démission de la FFR il y a un an après sa condamnation à deux ans de prison avec sursis pour "corruption". Condamnation dont il a fait appel. Il est revenu aux affaires depuis novembre dernier, appelé par Mohed Altrad pour devenir directeur du rugby de Montpellier.

"Ça je le sais. Pour faire le lien entre le sportif et l'extra sportif, je pense que Bernard était un atout"

Mais ses affaires extra-sportives l'ont privé de la Coupe du monde 2023 en France. Celle dont il avait gagné l'organisation. Le président actuel de la FFR, Florian Grill, avait posé une condition à sa présence auprès des Bleus pendant le Mondial: le remboursement des frais d'avocat que la fédération avait avancé à l'ex-patron du rugby français dans le cadre de son procès pour corruption.

Un éloignement que regrette Pierre Mignoni. "Je ne connais pas les rapports qu'ils avaient Fabien Galthié et lui, ils étaient certainement proches. Ça je le sais. Pour faire le lien entre le sportif et l'extra sportif, je pense que Bernard était un atout. Pour ça, c'est dommage qu'il n'ait pas participé à cette Coupe du monde. De par la réussite d'avoir organisé la Coupe du monde, Bernard était assez triste."

Et d'ajouter: "Bernard, tu l'aimes ou tu ne l'aimes pas, c'est un personnage assez atypique. Mais tu ne peux pas lui enlever que c'est quelqu'un qui donne tout. Il a tout donné pour l'équipe de France."

Article original publié sur RMC Sport