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Rugby: l'arbitre Mathieu Raynal prendra sa retraite en fin de saison

L'un des monuments de l'arbitrage français tire sa révérence. Ce mardi, la Fédération Française de rugby a annoncé que Mathieu Raynal disputait la dernière saison de sa carrière, remplie de quelque 350 matchs au plus haut niveau. L’arbitre tricolore aura officié sur trois Coupes du monde (2015, 2019, 2023), deux tournées des Lions britanniques dont la finale Afrique du Sud–Lions en 2021, onze Tournois des VI Nations, huit Rugby Championship, 50 tests matchs internationaux et deux finales de Top 14 ( 2016 et 2021).

L'homme de 43 ans a fait "tout ce (qu'il) souhaitait faire dans l'arbitrage" et a donc pris une "décision mûrement réfléchie". "J’ai toujours souhaité soigner mon départ en partant avant qu’on me pousse vers la sortie et avant de décliner. Je pense que j’ai gagné la confiance et le respect des joueurs et je ne veux pas abîmer cela en faisant la ou les années de trop. Je pense que c’est le bon moment pour moi d’arrêter, même si c’est une décision difficile parce que j’aime profondément ce que je fais mais il faut savoir laisser la place aux autres et partir au bon moment", a-t-il expliqué dans un entretien pour la FFR.

"J’aime profondément mon métier"

Membre du panel World Rugby depuis 2012, élu à trois reprises meilleur arbitre du Top 14 (2013, 2022, 2023), Mathieu Raynal avait dirigé le quart de finale entre l'Angleterre et les Fidji lors du dernier Mondial en France. Considéré comme le dernier représentant d'une génération dorée de l'arbitrage français avec Jérôme Garcès, Pascal Gaüzère et Romain Poite - tous partis à la retraite - le Catalan mettra fin à sa carrière lors de la tournée estivale en juillet, non sans émotions et souvenirs.

"La plus grande richesse que je garderai, ce sont les rencontres avec les gens, les joueurs et les staffs, dans tous les pays du monde, au plus haut niveau mondial. C’est une vraie richesse pour moi plus que les évènements en eux-mêmes. Je n’ai jamais considéré que c’était un travail. Je l’ai toujours fait avec beaucoup d’amour et de passion. J’aime profondément mon métier. Il me restera tout, y compris les moments plus compliqués. Ce sont ceux qui m’ont permis aussi d’apprécier avec plus d’intensité les bons moments. Une carrière n’est jamais linéaire, mais en tout cas, je ne changerai pas une virgule à tout ce que j’ai pu vivre."

Article original publié sur RMC Sport