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Remaniement: le reste du gouvernement sera nommé après la déclaration de politique générale d'Attal

La fin du remaniement n'aura pas lieu avant le 30 janvier, date à laquelle le Premier ministre, Gabriel Attal, doit prononcer sa déclaration de politique générale devant le Parlement.

Un remaniement en deux temps. Alors que le Premier ministre, Gabriel Attal, a formé une première partie de son gouvernement la semaine dernière, une seconde salve de nominations au gouvernement aura lieu après la déclaration de politique générale de Gabriel Attal au Parlement, elle-même prévue le mardi 30 janvier, a appris BFMTV de sources gouvernementales.

14 personnes ont été nommées au gouvernement le jeudi 11 janvier, 11 ministres de plein exercice et trois ministres délégués. Plusieurs membres du gouvernement d'Élisabeth Borne ont été reconduits, comme Bruno Le Maire à l'Économie, Gérald Darmanin à l'Intérieur et Éric Dupond-Moretti à la Justice. Amélie Oudéa-Castéra a hérité du porte-feuille de l'Éducation nationale, en plus de celui des Sports qu'elle gérait déjà.

Certains dossiers laissés sans ministre

Parmi les arrivées au gouvernement figurent celle de Stéphane Séjourné au ministère des Affaires étrangères et celle, inattendue, de Rachida Dati à la Culture. Une nomination qui va entraîner son exclusion du parti Les Républicains, a affirmé son chef Éric Ciotti.

Actuellement, certains dossiers qui faisaient l'objet d'un ministère ou d'un secrétariat d'État dans le gouvernement d'Élisabeth Borne n'apparaissent pas dans les titres des nouveaux ministres. C'est par exemple le cas de la Transition énergétique, de la Fonction publique ou encore du Logement.

Une déclaration de politique générale le 30 janvier

Gabriel Attal a affirmé mardi qu'il envisageait de prononcer sa déclaration de politique générale devant le Parlement le mardi 30 janvier, avec l'ambition de la "construire et la nourrir" en rencontrant en amont "l'ensemble" des groupes politiques. Cette date a été confirmée dans la foulée par les services du Premier ministre à BFMTV. Cette déclaration permet à tout nouveau Premier ministre d'exposer son programme aux députés et aux sénateurs.

Gabriel Attal a affirmé qu'il recevra pour ce faire "l'ensemble des groupes politiques représentés au Parlement", "échangera" aussi avec les organisations syndicales et patronales et les associations d'élus et se "déplacera sur le terrain, au contact des Français". Il a déjà commencé à en recevoir certains, comme les représentants de LR Eric Ciotti, Bruno Retailleau et Olivier Marleix, et le président du Rassemblement national, Jordan Bardella.

Pas de vote de confiance

Il a également confirmé mercredi qu'il ne demandera pas de vote de confiance à l'Assemblée nationale à l'issue de cette déclaration, comme le veut la tradition républicaine. "Est-ce qu'il y a une majorité absolue à l'Assemblée nationale? Non, nous le savons. Est-ce qu'il y a besoin d'un vote pour le démontrer? Non, je ne crois pas non plus", a déclaré Gabriel Attal lors des questions au gouvernement au Sénat.

"Est-ce qu'il y a des Français qui se lèvent le matin en se demandant 'est-ce qu'il y aura ou pas un vote sur la déclaration de politique générale du Premier ministre?' Je ne crois pas non plus", a-t-il ajouté.

La gauche a déjà annoncé son intention de déposer une motion de censure si Gabriel Attal ne demande pas un vote de confiance.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Mathilde Panot (LFI) à Gabriel Attal: "Ceci n'est pas un remaniement, c'est un effondrement"