Qu’est-il arrivé à la barbe d’Édouard Philippe ?

La barbe d'Édouard Philippe a été très remarquée, lors de son discours le 11 décembre dernier sur la réforme des retraites.

Réforme des retraites oblige, Édouard Philippe est actuellement très exposé. Et nombreux sont ceux dont le regard a été attiré par la barbe du Premier ministre lors de son discours du 11 décembre dernier. 

Vous l’avez peut-être remarqué lors du discours de présentation de la réforme des retraites, une partie de la barbe du Premier ministre est décolorée. Sur sa joue gauche, plusieurs cercles de poils blancs apparaissent au milieu du brun de sa toison. 

Sur Twitter, la pilosité de l’ancien maire du Havre est d’ailleurs un vrai sujet de discussions, de questionnements et de plaisanteries.

Si l’explication consistant à y voir la traduction du “stress de la réforme” est tentante, elle n’est peut-être pas vraiment pertinente. D’abord parce que ce phénomène n’est pas récent. 

Des tâches apparues en 2018

La barbe d'Édouard Philippe commençait déjà à blanchir sur le côté gauche de son menton en octobre 2018.

La barbe d’Édouard Philippe a commencé à blanchir il y a de cela plus d’un an. En octobre 2018, un petit cercle blanc commençait déjà à apparaître sur une partie du menton du Premier ministre. Le problème s’est ensuite accentué et étendu, et de plus en plus de tâches claires ont parsemé les poils bruns de son visage, jusqu’à devenir très visibles ces dernières semaines

Le 14 juillet dernier, la barbe du Premier ministre présentait déjà plusieurs cercles blancs.

Le docteur Laurence Netter, dermatologue esthétique, écarte la possibilité d’une pelade de la barbe, qui consiste à une chute des poils sur une zone généralement ronde. “Dans ce cas, la peau redevient vraiment très lisse”, nous explique-t-elle. Or, pour le cas qui nous intéresse ici, il reste des poils, ils sont simplement d’une autre couleur. “Sa barbe est quelque peu ‘mitée’, il y a peut-être un petit peu moins de poils. Cette différence se voit beaucoup puisqu’il a les cheveux très noirs et des zones très blanches”, décrit-elle.

Un problème de peau ?

“Il pourrait s’agir d’un vitiligo”, décrit la spécialiste. Une “réaction immunologique qui entraîne la fabrication d’anticorps menant à une dépigmentation de la peau” sur certaines zones du corps. Sur le visage, le vitiligo se situe généralement “autour de la bouche”.

“On ne connaît pas vraiment sa cause”, il peut-être “lié au stress mais en partie seulement, c’est plurifactoriel”, nous décrit la dermatologue.

Si le manque de cellules pigmentaires - un problème “assez fréquent” - n’a “aucune répercussion sur la santé”, cette pathologie se soigne tout de même “assez mal”. Quoi qu’il en soit, la réforme des retraites n’en est sans doute pas la seule explication !

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