Réglementation. Le Texas durcit (encore) les conditions d’accès à l’avortement

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Une loi restreignant le droit à l’avortement a été votée au Sénat et à la Chambre des représentants de l’État. Signée par le gouverneur du Texas le mercredi 19 mai, elle interdit l’IVG à partir du “premier battement de cœur du fœtus”.

Après le Missouri, le Tennessee et l’Ohio, le Texas ! Dans la lignée d’une dizaine d’autres États américains, l’État du Sud a décidé de rendre illégales les interruptions volontaires de grossesse (IVG) après la détection de battements de cœur – soit aux alentours de six semaines de grossesse, rapporte Texas Monthly.

La législation, très restrictive, prévoit des poursuites à l’encontre de celles qui avorteraient une fois ce délai passé, mais aussi des personnes qui leur apporteraient leur aide. “Le plaignant n’a pas besoin de connaître la femme qui a avorté pour porter plainte”, relate le mensuel texan, qui précise que de nombreuses femmes ne savent pas qu’elles sont enceintes à cette période.

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La mesure intervient alors que la Cour suprême s’apprête à examiner une loi du Mississippi restreignant le droit à l’avortement. Comme l’explique Texas Monthly :

Les législateurs texans pensent que la Cour suprême, avec sa nouvelle majorité conservatrice de 6 contre 3, est davantage susceptible de rogner progressivement les décennies de jurisprudence établie par l’arrêt Roe versus Wade, qui garantit le droit à l’avortement tant que le fœtus ne peut survivre hors de l’utérus.”

Le Texas, champion des restrictions

L’État du Texas a déjà voté plusieurs lois qui restreignent le droit à l’avortement, rappelle Texas Monthly,

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