Publicité

Qu’est-ce que l’otospongiose, maladie évolutive dont Frédéric Lopez révèle être atteint ?

Frédéric Lopez, à Paris, le 24 janvier 2020.
Edward Berthelot via Getty Images Frédéric Lopez, à Paris, le 24 janvier 2020.

SANTÉ - « J’ai 50 % de mes facultés et des acouphènes, comparables à un bruit d’aspirateur en permanence », a révélé Frédéric Lopez en parlant de son oreille gauche, lui qui n’entend déjà plus rien de l’oreille droite. Car, comme il l’a confié à nos confrères de Nice Matin, l’animateur vedette de France 2 est atteint d’otospongiose, une maladie évolutive qui réduit fortement ses capacités auditives, avec un risque de surdité.

Le test salivaire pour détecter l’endométriose sera remboursé d’ici fin 2024, promet le gouvernement

Également appelée otosclérose, l’otospongiose est « une maladie de l’os de l’oreille (ostéodystrophie de la capsule otique) ne se rencontrant que dans l’espèce humaine », selon la définition de l’Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild. Au lieu de se régénérer de la manière normale et attendue, des parties d’os de mauvaise qualité se développent par endroits. On parle alors de foyers otospongieux.

La maladie est alors « responsable d’une surdité évolutive, entraînant progressivement une gêne sociale de plus en plus invalidante ». Les symptômes à surveiller, qui peuvent toucher une seule ou les deux oreilles, sont les suivants : une hypoacousie ou surdité, des acouphènes (perception de bruits dans les oreilles ou dans la tête) fréquents, permanents ou intermittents, et beaucoup plus rarement, des sensations de vertige.

« C’est compliqué quand son métier, c’est d’écouter »

C’est ce que décrit Frédéric Lopez auprès de Nice Matin. À 56 ans, il porte un appareil auditif. La maladie s’est déclarée il y a quelques années. Comme il n’existe pas de traitement médicamenteux, il faut passer par la chirurgie, qui fonctionne dans la plupart des cas. Mais pas pour l’animateur : après une opération qui n’a pas eu l’effet escompté en 2019 sur son oreille droite, il n’entend plus que d’un côté, le gauche. « J’ai 50 % de mes facultés et des acouphènes, comparables à un bruit d’aspirateur en permanence », confie-t-il.

Probablement d’origine génétique – bien que le gène responsable de l’affection n’ait pas encore été identifié de façon certaine —, l’otospongiose se déclare généralement entre 20 et 40 ans. Et touche une personne sur mille, plus particulièrement les femmes (deux fois plus fréquemment que les hommes). Globalement, l’évolution de la maladie est lente et progressive, mais soumise à des facteurs hormonaux chez les femmes, et des à-coups peuvent donc s’observer lors de grossesses ou de traitements à base d’hormones.

Dans son travail de journaliste, Frédéric Lopez admet que cette pathologie est difficile à vivre, mais qu’il a décidé d’en parler « pour briser un tabou », comme il l’avait déjà fait en évoquant à la télévision son homosexualité, sept ans plus tôt. « C’est compliqué quand son métier, c’est d’écouter. Mais c’est comme ça, je l’accepte », conclut-il. Dans la vie aussi, il fait avec : « Lors d’un dîner, ça isole. Je suis un peu en retrait. Mais ça me va de voir les autres s’amuser. »

À voir également sur Le HuffPost :

Les discriminations capillaires racontées par celles qui les vivent : « Tes cheveux c’est pas possible »

À l’image de Kate Middleton, les cancers touchent de plus en plus les moins de 50 ans