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PSG: "Il ne leur fait pas confiance", ce banc à 200 millions d’euros snobé par Luis Enrique

Sans le carton jaune de Carlos Soler, Luis Enrique n’aurait rien changé à son onze de départ, dimanche lors de la victoire du PSG à Lens (0-2, 18e journée de Ligue 1). L’entraîneur parisien a assumé d’avoir seulement lancé Fabian Ruiz un peu après l’heure de jeu pour suppléer son compatriote et lui éviter une exclusion alors que son équipe évoluait en supériorité numérique.

"Je n’avais pas envie de changer"

"J’aimais beaucoup ce que je voyais et à part Carlos Soler, je n’avais pas envie de changer", a-t-il confié à l’issue de la rencontre. "Mais avec le carton jaune de Carlos Soler et s’il arrivait une action imprévisible, on aurait fini à 10. Sinon moi je n’aurais sorti personne, je suis très content de ce que j’ai vu."

Un gros signe de confiance pour les titulaires. Et un désaveu pour les joueurs restés sur le banc? Inévitablement pour les stars restées sur le banc comme Randal Kolo Muani et Gonçalo Ramos, qui ont coûté près de 180 millions d’euros d’indemnités de transfert l’été dernier (sans compter Lucas Beraldo, récemment acquis 20 millions d’euros cet hiver mais avec un statut différent).

Le Français, recruté 95 millions d’euros l’été dernier, et le Portugais, dont l’option d’achat à 65 millions d’euros (80 avec les bonus) a été levée en novembre, ont régressé depuis plusieurs semaines dans la hiérarchie des numéros 9. Kolo Muani n’a été titularisé qu’une seule fois lors des sept derniers matchs de Ligue 1 quand Ramos s’est contenté d’une entrée à la 89e minute face à Metz lors des cinq dernières rencontres de championnat.

"Il ne leur fait pas confiance", estime Daniel Riolo. Depuis le nul contre Newcastle (1-1) en Ligue des champions fin novembre, Luis Enrique leur préfère Kylian Mbappé en pointe avec Bradley Barcola à gauche, voire Kang-In Lee (qui dispute actuellement la Coupe d'Asie des nations). En choisissant de ne pas faire souffler plusieurs joueurs au temps de jeu important (Lucas Hernandez, Vitinha), Luis Enrique a renforcé leur importance, tout en réduisant celles des remplaçants non-entrés en jeu, comme Marco Asensio (Nordi Mukiele est, lui, courtisé par le Bayern Munich), arrivé libre du Real Madrid l'été dernier. Suscitant une certaine incompréhension.

"Asensio rien, les deux autres (Kolo Muani et Ramos) rien", poursuit Riolo. "C’est assez curieux, j’ai du mal à comprendre les choix offensifs chez Luis Enrique." Depuis son arrivée l’été dernier, l’ancien technicien du Barça n’hésite pas à faire des choix tranchés, ni à s’amuser parfois sarcastiquement des réactions qu’ils suscitent. Il avait ironisé de la sorte le 3 janvier dernier après le trophée des champions face à Toulouse (2-0) au sujet de Manuel Ugarte qui n’était pas entré en jeu. "Aujourd'hui, il a été magnifique: aucun ballon perdu, aucune erreur, parfait."

Le technicien se distingue aussi par la variété de ses choix tactiques et une rotation assez forte. Les malheureux de dimanche ne sont pas bannis de ces choix et devraient tous bénéficier d’un plus gros temps de jeu à mesure que le calendrier se densifiera. Mais le message à l’instant-T doit être interprété de manière un peu brutale par certains.

Article original publié sur RMC Sport