Protocole nord-irlandais : rien ne va plus entre Londres et Bruxelles

Courrier International

“Truss, combative : nous allons déchirer l’accord frontalier du Brexit”, annonce en une le Daily Express. Selon le tabloïd britannique farouchement eurosceptique, la ministre des Affaires étrangères britannique, Liz Truss, est en effet sur le point de mettre fin au très controversé protocole nord-irlandais après des mois de tensions dans la province britannique.

Selon ce protocole, conclu entre Londres et Bruxelles en janvier 2020 dans le cadre du traité du Brexit et mis en place pour maintenir une frontière ouverte entre la province et la république d’Irlande, membre de l’Union européenne, l’Irlande du Nord continue de suivre les règles du marché unique européen pour les biens, créant une barrière douanière entre le Royaume-Uni et la province dans la mer d’Irlande.

Une situation déplorée par les unionistes nord-irlandais, qui considèrent que cela fragilise leur place au sein du Royaume-Uni, mettant en danger les accords de paix signés en 1998 après trente ans d’un conflit sanglant entre paramilitaires nationalistes et autorités britanniques.

Selon le Daily Express, des responsables britanniques ont déclaré que Maros Sefcovic, vice-président de la Commission européenne, “avait refusé de discuter des modifications du protocole nord-irlandais, malgré les avertissements selon lesquels les tensions causées par les contrôles douaniers sur les marchandises traversant la mer d’Irlande menacent de saper les accords de paix”.

Lors d’un “appel téléphonique glacial” avec Sefcovic, poursuit le tabloïd, la ministre a affirmé que Bruxelles mettait la province “en danger” et que si l’UE continuait à se montrer “inflexible” sur le protocole nord-irlandais, elle serait “contrainte d’agir” – c’est-à-dire d’abolir unilatéralement les contrôles douaniers en mer d’Irlande.

Une impasse politique

Ce nouveau clash arrive une semaine après une élection historique en Irlande du Nord, qui a vu les nationalistes proréunification du Sinn Féin devenir le plus grand parti de la province. Le principal parti unioniste, le DUP, refuse de former un gouvernement avec les nationalistes tant que le protocole n’est pas révoqué.

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