Publicité

Procès de l'attentat de Trèbes: un des accusés absent, un mandat d'amener délivré

Ils devaient être sept sur le banc des accusés, ils ne sont que six. Le procès des attentats de Carcassonne et Trèbes en 2018 s'est ouvert ce lundi matin devant la cour d'assises spéciale, qui juge les faits de terrorisme, en l'absence de l'un des accusés.

Un mandat d'amener a été délivré par le président de la cour d'assises après que l'accusation a requis sa comparution par la force. Des gendarmes ont été missionnés pour aller le chercher et le ramener devant la justice. L'homme, considéré comme "l'une des personnes les plus proches de Radouane Lakdim", l'auteur des attentats, qui est poursuivi pour "non dénonciation de crime terroriste", habite Saint-Étienne.

Sept personnes sont jugées pour "association de malfaiteurs terroriste", une femme et six hommes âgés de 24 à 35 ans. Deux d'entre eux comparaissent détenus et les cinq autres sont libres sous contrôle judiciaire. Ils font tous partie de l'entourage de l'assaillant, Radouane Ladkim, la femme étant ainsi l'ancienne petite amie du terroriste.

Nombreuses parties civiles

L'audience s'est poursuivie ce lundi matin avec l'appel des parties civiles. La mère et les deux frères d'Arnaud Beltrame, le lieutenant-colonel qui avait pris la place de l'otage de l'assaillant et avait été mortellement blessé, ont pris place en face des accusés, sur le banc des parties civiles.

Au matin du 23 mars 2018, Radouane Ladkim, petit dealer de 25 ans d'une cité difficile de Carcassonne (Aude), très radicalisé et fiché S, se rend sur un parking connu pour être un lieu de rencontres homosexuelles. Il tire sur deux hommes, à la tête. L'un d'eux, 61 ans, décède. L'autre homme sera grièvement blessé.

L'assaillant poursuit son périple en voiture à Carcassonne, croise quatre policiers faisant leur footing, tire dans leur direction. L'un d'eux sera grièvement blessé. Peu avant 10h30, Radouane Lakdim arrive au Super U de Trèbes, une commune voisine de Carcassonne. Là, il tue le chef-boucher de 50 ans du magasin et un client, maçon à la retraite de 65 ans, chacun d'une balle dans la tête. Avant de blesser mortellement au couteau le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame.

L'assaillant a été abattu lors de l'assaut lancé par le GIGN.

Article original publié sur BFMTV.com