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La Premier League a listé 20 erreurs du VAR et donne des idées d'amélioration

Le VAR, éternel sujet de discussion. Cette fois-ci, c'est la Premier League via Paul Scholes, directeur du football, qui s'est exprimé pour faire un point sur les aspects positifs de l'arbitrage vidéo mais aussi sur les axes de progression.

96% des décisions arbitrales sont correctes

L'assistance vidéo à l'arbitrage est de mieux en mieux utilisée et les chiffres le prouvent. La Premier League révèle qu'avant son instauration, 82% des décisions arbitrales étaient correctes. Aujourd'hui, les bonnes décisions prises montent à 96%.

Le progrès n'est pas négligeable mais certaines erreurs subsistent. La Premier League a partagé des chiffres concernant la saison 2023-2024. Si la VAR est intervenue correctement à 57 reprises, 20 erreurs ont aussi été constatées. Parmi elles, le but hors-jeu de Luis Diaz (Liverpool) face à Tottenham, qui aurait dû être accordé par la VAR car le Colombien était en position licite. Autre erreur à noter, l'annulation du penalty sur Kai Havertz (Arsenal) face à Manchester United.

La Premier League reconnaît que la VAR prend trop de temps

Avant d'obtenir les décisions de l'assistance vidéo, le délai peut parfois être assez long, notamment depuis le stade, sans information officielle. Le VAR provoque de réels temps-mort augmentant le temps addtionnel et donc la durée moyenne des matchs, qui est passée à 101'41 , soit 3'31 de plus que la saison dernière.

Tony Scholes recnonnaît les faits et n'est pas satisfait: "Là où l'expérience VAR est médiocre, c'est l'expérience dans le stade pour le supporter. Elle est loin d'être suffisante. Nous savons que ce n'est pas le cas. Cela affecte le plaisir du jeu pour les supporters, et nous savons que cela doit changer."

La Premier League limitée par l'IFAB

En rugby, les arbitres ont également recours à la vidéo. Mais contrairement au football, les échanges entre l'arbitre de terrain et l'arbitre vidéo sont audibles et le chrono est arrêté. Tony Scholes n'est pas réfractaire à l'idée de s'en inspirer mais l'International Football Association Board (IFAB) freine.

"Je ne sais pas où nous en sommes. Ce n'est pas entre nos mains. C'est décidé par l'IFAB. Mais nous continuerons à faire pression sur eux pour arriver à un endroit où le VAR est aussi ouvert, transparent et informatif pour les supporters et toutes les parties prenantes que possible."

"Nous sommes contraints par l'IFAB pour le moment", explique-t-il. "L'IFAB est très claire sur ses règles quant à ce que nous pouvons et ne pouvons pas dire, à la fois pendant le processus VAR et après le processus VAR. Nous ne pouvons pas lire l'audio. Mon point de vue personnel est que nous sommes en voyage et que nous arriverons à un point où la vidéo et l'audio seront diffusés en direct, puis rejoués par la suite pour expliquer la décision."

Article original publié sur RMC Sport