Pourquoi les gens intelligents prennent parfois des décisions stupides

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Fin des années 1880. Thomas Edison, qui a inventé la première lampe à incandescence, cherche à apporter l’électricité dans les habitations. Mais il ne jure que par le courant continu alors que le courant alternatif (celui que l’on utilise aujourd’hui), soutenu par son rival, semble plus économique. Il s’obstine contre l’évidence et lance une campagne peu glorieuse pour convaincre l’opinion publique... En vain. Edison n’est pas le seul grand esprit à s’être égaré. De grands scientifiques reconnus par leurs pairs ont ainsi tenu des propos controversés et développé des thèses sans preuve (comme Luc Montagnier). Ce phénomène porte même un nom: le syndrome du prix Nobel. Ces chercheurs, soumis à la pression médiatique, considèrent que leurs avis sont les meilleurs, même sur des domaines d’expertise différents des leurs.

Ces éminents scientifiques sont aussi victimes de biais cognitifs, à l’image d’Edison, tombé sans doute dans le piège de l’escalade de l’engagement : il avait dépensé tant d’énergie qu’il a persisté dans une voie menant au désastre. Si les personnes intelligentes pensent plus vite, elles ne raisonnent pas forcément mieux. « À moins d’être averties de l’existence d’un biais, les personnes à haut potentiel intellectuel (HPI) sont tout aussi sujettes aux biais cognitifs que celles d’intelligence moyenne », explique Yves-Alexandre Thalmann, auteur de Pourquoi les gens intelligents prennent-ils des décisions stupides? Le paradoxe du QI (éd. Mardaga, 2018). Prenez le biais (...)

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