Politique. Israël : le “triste enterrement” de la coalition

Courrier international (Paris)
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​Les dirigeants de la coalition gouvernementale israélienne n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur la loi budgétaire et à aplanir les divers conflits qui les opposaient pendant les sept mois d’existence de l’actuel gouvernement. Quelques minutes avant minuit le 22 décembre au soir, la Knesset s’est auto-dissoute comme le prévoit la législation. Le coup d’envoi de la plus courte campagne électorale qu’aura connu Israël, la quatrième en moins de deux ans, est donné. Les élections auront lieu dans exactement quatre-vingt-dix jours, le 23 mars 2021.

“Adieu et non pas au revoir”, lance Nahum Barnéa dans Yediot Aharonot. Pour l’un des journalistes israéliens les plus chevronnés, “le gouvernement sortant est le pire” qui n’ait jamais existé depuis la création de l’État hébreu. “Il n’y a pas lieu de se réjouir de ce triste enterrement, ajoute Barnéa, désabusé. Pas de grands espoirs à formuler non plus pour la prochaine coalition.” “Cela va nous coûter la santé”, affirme encore Yediot Aharonot, qui rappelle que le principal défi à l’heure actuelle n’est pas lié aux élections législatives à venir mais plutôt à la campagne de vaccination contre le Covid-19.

Sous le titre “La mutation de la rotation”, Israel Hayom, journal gratuit proche du pouvoir, explique comment ce qui avait débuté comme une alliance bicéphale avec une alternance à la tête de la coalition gouvernementale s’est achevé dans le chaos le plus total.

La prochaine surprise, selon le journal, c’est que cette quatrième consultation risque bien de se dérouler sans la gauche et sans la droite. “L’idéologie est morte, vive le reality show”, écrit Haïm Shein. Toujours selon Israel Hayom, “l’idéologie de droite pourrait bientôt se transformer en véritable cauchemar”.

Israël “au bord du précipice”

Aluf Benn parle, lui, du “salaire et du châtiment”. Dans un article d’

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