Politique. Irlande : Micheál Martin prend la tête d’un gouvernement de coalition historique

Courrier international (Paris)
1 / 2

Politique. Irlande : Micheál Martin prend la tête d’un gouvernement de coalition historique

Le nouveau Premier ministre, figure de la politique irlandaise depuis 30 ans, veillera aux destinées d’un gouvernement tripartite, où les Verts joueront les arbitres entre les ennemis historiques Fianna Fáil et Fine Gael. En tête des priorités : la reprise économique post-coronavirus.

L’arrivée au pouvoir de Micheál Martin, 59 ans, n’a pas été simple. Le Guardian rappelle que son élection, samedi, était “l’aboutissement de plusieurs mois de négociations pour former une coalition, après les élections de février où aucun parti n’avait décroché la majorité”.

Le parti de M. Martin, le Fianna Fáil (centre gauche) avait remporté le plus grand nombre de sièges (38 sur 160), bien loin de la majorité – le Sinn Féin était arrivé en tête des suffrages, mais faute d’avoir présenté suffisamment de candidats, il n’avait décroché que 37 sièges.

Perturbées par le coronavirus, les négociations avaient finalement abouti à un accord entre les Verts, le Fianna Fáil et le Fine Gael (centre droit), parti du Premier ministre sortant Leo Varadkar.

Les deux partis, héritiers des deux camps de la guerre civile irlandaise (1922-1923), “ont dominé la politique de l’État depuis sa fondation”, observe la BBC. “Même si peu de choses les séparent sur le plan politique depuis des décennies, leur décision de partager le pouvoir pour la première fois est historique. C’était aussi une nécessité politique pour écarter le Sinn Féin du pouvoir”.

“Nos trois partis sont issus de traditions très différentes”, a reconnu le nouveau Premier ministre – ou Taoiseach – après son élection. “Il ne faut pas attendre de nous que nous soyons d’accord sur tout. Cependant, nous avons été capables de nous entendre sur des principes démocratiques fondamentaux, et sur un programme équilibré et complet”, a-t-il déclaré, selon la RTÉ.

[...] Lire la suite sur Courrier international

À lire aussi :