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Le patron des députés macronistes défend "l'encadrement militaire" pour "les jeunes qui foutent la merde"

Sylvain Maillard veut "sortir de la cité" les mineurs délinquants et les faire encadrer par des militaires. Le dispositif, déjà évoqué par Élisabeth Borne et Gérald Darmanin, va s'appliquer à Mayotte dans les prochains mois.

Un message de fermeté près de deux semaines après la mort de Thomas. Sylvain Maillard, le président des députés Renaissance, hausse le ton alors que les neuf individus suspectés d'avoir participé à la rixe qui a amené au décès du jeune garçon dans une fête de village ont éte mis en examen samedi dernier.

"Comme l'a annoncé la Première ministre, il nous faut probablement l'encadrement, même militaire, pour tous ces jeunes qui foutent la merde, disons le clairement, dans nos cités", a expliqué l'élu de Paris au micro de CNews.

Borne pour un encadrement militaire qui "transmet des valeurs"

Neuf jeunes, dont trois mineurs, ont été mis en examen pour différents chefs dont "meurtre en bande organisée", "tentatives de meurtre" ou "violences volontaires commises en réunion".

En octobre dernier, Élisabeth Borne avait évoqué "un encadrement de jeunes délinquants par des militaires dans certains cas" pour "transmettre des valeurs de dépassement de soi", lors de la présentation d'un plan contre les émeutes.

Elle s'était cependant gardée de donner plus de détails. Quelques semaines plus tôt, le ministre de l'Intérieur avait encore abordé la question en expliquant depuis Mayotte avoir souhaité recourir à l'armée pour "rééduquer" certains jeunes.

"Il faut faire en sorte de sortir de la cité (ces jeunes) et puis d'avoir un encadrement militaire", a encore insisté Sylvain Maillard ce vendredi.

Une idée déjà testée sans grand succès

La proposition va bientôt passer l'épreuve des faits: un centre de ce type doit être mis en service d'ici la fin de l'année à Mayotte.

L'idée d'un encadrement militaire des mineurs délinquants n'est pas une idée nouvelle. Elle avait déjà été évoquée par Ségolène Royal en 2007, déclenchant à l'époque une vive polémique.

Une initiative de ce type a déjà été développée de 1984 à 2004 sous l'appellation "Jeunes en équipe de travail". "Le bilan a été très mitigé. Deux ans après leurs stages, plus de 60 % des mineurs qui s’étaient portés volontaires étaient retombés dans la délinquance et 20 % des majeurs étaient à nouveau en prison", avait souligné en juillet 2022 le colonel Michel Goya.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Le gouvernement appelle à ne pas céder à la violence après la mort de Thomas