"On ose à nouveau parler:" les habitants de Kherson se réjouissent de la libération de la ville

Une femme ukrainienne résidente de Kherson, dans l'est de l'Ukraine - BFMTV
Une femme ukrainienne résidente de Kherson, dans l'est de l'Ukraine - BFMTV

Après des semaines de bataille, la ville emblématique de Kherson, occupée depuis les premiers jours de la guerre par les Russes, est repassée sous contrôle ukrainien. Et la joie domine chez les habitants que BFMTV a pu rencontrer.

Pour la première fois depuis neuf mois, ceux qui vivaient sous l'occupation de l'armée russe ont pu échanger au téléphone avec leurs proches ayant fui à l'ouest au début du conflit.

"Pendant l'occupation, on avait le réseau russe, alors on était obligés d'utiliser des messageries, et par écrit seulement! Mais la voix d'un être cher, c'est très fort", explique une habitante qui a pu parler avec son neveu.

"On peut à nouveau respirer librement"

La libération de la ville a réjoui de nombreuses habitants. "C'est comme un fardeau qui est tombé des épaules. On ose à nouveau parler, on peut à nouveau respirer librement, se promener dans la rue, communiquer, ne pas avoir peur, chanter des chansons ukrainiennes... car avant, on avait trop peur. Les Russes nous faisaient peur", témoigne une Ukrainienne au micro de BFMTV.

Mais malgré cette impression de retour à la vie normale, il n'y a toujours ni eau ni électricité dans Kherson. Selon Zelensky, "les occupants russes ont détruit absolument toutes les infrastructures critiques."

Et les bruits des bombardements se font entendre toute la journée: signe que la présence des militaires dans la ville reste indispensable.

Des mines russes autour de la ville

"Malheureusement, les habitants doivent être très vigilants, car tous les alentours de la région de Kherson sont minés par l'ennemi", explique à BFMTV Anton, militaire ukrainien.

Dimanche, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que l'armée russe quittait les territoires occupés en laissant "des milliers de mines non-explosées" derrière elle.

"Mais la population locale peut être tranquille. Nous, les militaires, nous les protégerons par tous les moyens", assure Anton.

Toutefois, Kherson, libérée, est toujours quasiment inaccessible. Pour des raisons de sécurité, aucun civil ne peut rentrer dans la ville sans autorisation militaire.

Article original publié sur BFMTV.com